L'épidémie de grippe responsable d'environ 9.500 morts, selon un bilan provisoire

MORTALITE 87 % de ces décès concernent des « personnes âgées de 75 ans et plus »

20 Minutes avec AFP

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L'épidémie a démarré un peu en retard cette année, avant de s'achever fin mars.
L'épidémie a démarré un peu en retard cette année, avant de s'achever fin mars. — JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Cet hiver, la grippe a été moins meurtrière que l’année précédente. Avec 9.500 décès imputés à la maladie cette année, selon une estimation provisoire de Santé publique France, l’épidémie de grippe a été d’une gravité modérée.

« Environ 9.500 décès (sont) attribuables à la grippe depuis le début de la surveillance » en octobre et jusqu’au 24 mars, a indiqué l’agence sanitaire. 87 % de ces décès concernent des « personnes âgées de 75 ans et plus ». Ce chiffre est calculé à partir de la surmortalité toutes causes confondues, constatée au cours d’une période par rapport à la moyenne des années précédentes.

633 cas de rougeole depuis le début de l’année

Santé publique France estime ensuite quelle part de cet excès de mortalité peut être attribué à la grippe. Cette maladie virale avait entraîné 14.400 décès lors de l’épidémie de 2016-2017 et 12.980 l’an dernier, selon ces estimations. L’organisme publiera la semaine prochaine un « bilan préliminaire » couvrant l’ensemble de la durée de l’épidémie, qui a commencé cette année de façon tardive, en janvier, et s’est terminée fin mars.

L’organisme public fait par ailleurs état de 633 cas de rougeole déclarés depuis le 1er janvier, contre 1.686 sur la même période en 2018, en quasi-totalité « chez des sujets non ou mal vaccinés ». 193 personnes ont dû être hospitalisées, dont 10 en réanimation, et 50 ont souffert d’une pneumopathie, l’une des complications graves de la rougeole. Santé publique France avait annoncé en mars le décès d’une femme des suites d’une encéphalite due à la rougeole. Cette maladie a causé une vingtaine de décès en France depuis 2008.