Guadeloupe: Un diagnostic «rapide» et «fiable» mis au point contre la méningite en milieu tropical

MALADIE Les chercheurs ont d’abord identifié d’où venaient les vers parasites qui provoquent la méningite chez l’homme

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une jeune femme se faisant vaciner contre la méningite
Illustration d'une jeune femme se faisant vaciner contre la méningite — NIKO/SIPA

Des scientifiques ont réussi à mettre au point un diagnostic « rapide » et « fiable » de la méningite à Angiostrongylus en Guadeloupe. Selon Antoine Talarmin, directeur de l’Institut Pasteur sur l’île, il devrait permettre une prise en charge rapide de l’infection en diminuant les risques de séquelles.

Les angiostrongyloses sont des infections parasitaires provoquées par des vers microscopiques qu’on trouve aussi dans les poumons des rats. En Guadeloupe, les rongeurs transmettent leurs parasites à des « achatines », des escargots géants très répandus dans les jardins.

Un projet à grande échelle en milieu tropical

Les vers porteurs de la méningite ont été trouvés chez 30 % des escargots étudiés. Cette découverte a permis d’imaginer un nouveau diagnostic, accessible aux Antilles-Guyane. « Avant, nous devions envoyer les prélèvements aux Etats-Unis, et parfois en Suisse », note Antoine Talarmin.

Désormais, le diagnostic se fera sur place et prendra seulement 24 à 48 heures. L’étude, menée par l’Institut Pasteur de Guadeloupe, le Centre Hospitalier de la Basse Terre, l’ARS et Santé publique France, s’intègre dans le cadre du projet Malin, un projet de recherche sur les maladies infectieuses en milieu tropical.

Ce projet est financé par l’Union européenne et la Région Guadeloupe, pour un montant total de plus de 7 millions d’euros. Les publications et recherches pourront être utiles à l’ensemble de la Caraïbe et des milieux tropicaux.