Dans le monde, un décès sur cinq est lié à des excès ou des carences dans l'alimentation

EXCÈS ET CARENCES Les chercheurs notent des excès de sucre, sel et viande rouge et de grosses carences en fruits et légumes

20 Minutes avec agences

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Illustration alimentation biologique dans magasin./LODIFRANCK_1752.07/Credit:Franck LODI/SIPA/1412171801
Illustration alimentation biologique dans magasin./LODIFRANCK_1752.07/Credit:Franck LODI/SIPA/1412171801 — SIPA

Mal se nourrir tue. Selon une étude parue ce jeudi dans la revue The Lancet, un décès sur cinq (soit 11 millions de personnes) dans le monde était lié à une mauvaise alimentation en 2017.

Les chercheurs ont observé une surconsommation de sel, sucre et viande et des carences en céréales complètes et en fruits et légumes. La quasi-totalité de ces décès est due à des maladies cardiovasculaires, le reste par des cancers et diabètes de type 2.

Un lien de causalité moins certain que pour le tabac

En janvier, une première étude publiée par les mêmes scientifiques préconisait de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre et de doubler celle de fruits, légumes et noix. La deuxième étude montre « ce que nous sommes nombreux à penser depuis des années », explique le chercheur Christopher Murray. « Une mauvaise alimentation est responsable de davantage de morts qu’aucun autre facteur de risque au monde. »

La publication met aussi en évidence de grosses disparités selon les pays. Les plus forts taux de décès se trouvent en Ouzbékistan et en Afghanistan. A l’inverse, la proportion de décès liés à une mauvaise alimentation est faible en Israël, en France, en Espagne et au Japon.

L’étude, qui porte sur 195 pays au total, a ses limites, reconnaissent les chercheurs. Ils admettent notamment que le lien entre l’alimentation et les décès ne peut être établi avec autant de certitude comparé à d’autres facteurs de risque, comme le tabac.