Sida: A Paris et à Nice, il sera possible de se faire dépister gratuitement dans les labos dès juillet

EXPERIMENTATION Un projet pilote innovant va être lancé dans la capitale et sur la Côte d’Azur, qui adhèrent au réseau des villes internationales contre le Sida

Fabien Binacchi

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Une prise de sang (Illustration)
Une prise de sang (Illustration) — Joël Robine AFP
  • Paris et Nice sont adhérents du collectif « Fast track cities » de l’Onu, un réseau mondial de villes engagées pour « mettre fin à l’épidémie de Sida d’ici à 2030 ».
  • Interrogée par 20 Minutes, la caisse primaire d’Assurance maladie des Alpes-Maritimes confirme que le test sera lancé pendant l’été.

Alors que les derniers chiffres présentés il y a quelques jours montrent que l’épidémie du Vih/Sida est stable mais que le dépistage se fait encore trop tardivement, l’Assurance maladie va expérimenter dès juillet, à Paris et à Nice​, un projet pilote de tests automatiquement pris en charge dans des laboratoires de ville.

La capitale française et celle de la Côte d’Azur (comme Montpellier dernièrement) sont adhérentes du collectif « Fast track cities » de l’Onu, un réseau mondial de villes engagées pour « mettre fin à l’épidémie de Sida d’ici à 2030 ». Elles ont lancé les opérations « Vers un Paris sans Sida » et « Objectif Sida Zéro » à Nice.

« Dans ces deux territoires, il sera en effet possible de faire un test de dépistage du VIH sans ordonnance et sans rendez-vous dans tous les laboratoires d’analyses médicales. Le projet durera un an et ces tests de dépistage seront pris en charge entièrement par l’Assurance Maladie », a annoncé ce mercredi le Dr Pascal Pugliese, le président de la coordination locale de lutte contre le virus (Corevih Paca-Est).

L’objectif est « d’augmenter de manière significative la couverture du dépistage du VIH et en faire un geste simple et régulier », précise le responsable.

« Démultiplier la possibilité de dépistage »

Interrogée par 20 Minutes, la caisse primaire d’Assurance maladie des Alpes-Maritimes confirme que le test sera lancé pendant l’été après une période de prospection auprès des laboratoires qui pourraient participer à cette opération.

« Si cette expérience est concluante, nous travaillerons à ce qu’elle soit généralisée et pérennisée pour proposer un nouvel outil nous permettant de démultiplier la possibilité de dépistage et de renforcer le combat vers la fin de l’épidémie », note également Pascal Pugliese.

Près de 6.400 Français ont découvert qu’ils étaient séropositifs en 2017, selon un rapport publié le 26 mars par Santé publique France (SpF). Plus de la moitié (56 %) a été contaminée lors de rapports hétérosexuels.