Contraception: Une nouvelle pilule masculine passe des tests encourageants

ETUDE A l’exception de légers effets secondaires qui n’ont pas empêché la poursuite du traitement, les tests de la « 11-beta-MNTDC » ont montré l’efficacité et l’innocuité de cette pilule pour hommes

20 Minutes avec agence

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Une plaquette de pilules contraceptives. Illustration.
Une plaquette de pilules contraceptives. Illustration. — SERGE POUZET/SIPA

La pilule contraceptive pour homme « 11-beta-MNTDC » a passé avec succès la phase de test sur des humains. Les résultats encourageants de cette première étape ont été présentés ce dimanche lors d’un congrès d’endocrinologie à La Nouvelle-Orléans (Etats-Unis). Les chercheuses américaines en charge de l’étude ont mis en avant l’efficacité et l’innocuité de la substance.

Pas d’effet négatif sur la libido

Les essais ont été menés sur 40 hommes en bonne santé répartis sur deux sites américains de recherche médicale, indique un communiqué de l’école de médecine de l’Université de Washington (Etats-Unis). Dix participants ont reçu un placebo tandis que les 30 autres ont ingéré la « 11-beta-MNTDC » à des dosages différents chaque jour pendant un mois. Cette testostérone modifiée agit à la fois comme une hormone masculine et une progestérone.

La substance a permis de réduire la production de spermatozoïdes au point de constituer une contraception efficace sans pour autant avoir un effet négatif important sur la libido des sujets.

Des désagréments légers

Certains ont toutefois noté des désagréments comme de l’acné, de la fatigue, des maux de tête où de légers problèmes d’érection qui ne les ont cependant pas dissuadés de continuer le traitement. Les effets de la pilule masculine ont par ailleurs disparu après l’arrêt du traitement.

« Le but est de trouver la formule qui présente le moins d’effets secondaires et la plus grande efficacité. Nous développons en parallèle deux médicaments par voie orale afin de permettre des avancées dans ce domaine », explique Stephanie Page, co-responsable de l’étude. Les scientifiques vont désormais procéder à des phases de test plus longues et sur un plus grand nombre de volontaires, dont des couples sexuellement actifs.