Sida: Un nombre de découvertes de séropositivité stable depuis 2010 mais des dépistages trop tardifs

VIH Un tiers des découvertes de séropositivité se font à un stade avancé, voire au stade clinique de la maladie

20 Minutes avec agences

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Illustration: sida, recherche et médecine.
Illustration: sida, recherche et médecine. — FAROOQ NAEEM / AFP

Une épidémie stable mais un dépistage encore trop tardif. Près de 6.400 Français ont découvert qu’ils étaient séropositifs en 2017, selon un rapport publié ce jeudi par Santé publique France (SpF). Plus de la moitié (56 %) a été contaminée lors de rapports hétérosexuels.

2.600 personnes (41 %) l’ont été lors de rapports entre hommes et 130 (2 %) par usage de seringues de drogue​. Ces chiffres sont relativement stables depuis 2010 pour les deux premières catégories, et diminuent pour les usagers de drogue.

Les personnes nées à l’étranger plus concernées

Inquiétude cependant : malgré une « large offre » de dépistage du VIH, « près d’un tiers des découvertes de séropositivité sont toujours trop tardives », déplore SpF. Elles se font à un « stade avancé » de l’infection, voire au stade clinique de la maladie.

Au sein des relations homosexuelles, des différences sont constatées selon le pays de naissance. Le nombre de découvertes est stable chez les hommes nés en France, mais augmente chez ceux nés à l’étranger, passant de 400 cas en 2011 à 675 en 2017. Parmi les découvertes du VIH chez les personnes hétérosexuelles, 75 % concernent des personnes nées à l’étranger, principalement en Afrique subsaharienne.

Ne rien lâcher sur la prévention

« Cette tendance peut être liée à une augmentation du nombre de nouvelles contaminations, mais également à un recours au dépistage plus important », explique SpF. La moitié des découvertes de séropositivité (52 %) concernent des gens qui n’avaient jamais été testés. Cette proportion est de 68 % chez les hétérosexuels nés à l’étranger et de 33 % chez les homosexuels.

Parallèlement au dépistage et au traitement des séropositifs, la prévention doit se poursuivre, insiste Santé publique France. Toutes ces mesures permettront de « réduire le nombre de nouvelles contaminations », un effet qui sera lui-même suivi d’une « diminution du nombre de découvertes de séropositivité. »