Onze vaccins sont désormais obligatoires en France (illustration).
Onze vaccins sont désormais obligatoires en France (illustration). — Damian Dovarganes/AP/SIPA

VACCINATION

Couverture vaccinale des bébés: Une nette hausse depuis le passage à 11 vaccins obligatoires

Presque la totalité des enfants nés entre janvier et mai 2018 étaient notamment couverts par le vaccin dit « hexavalent » 

La couverture vaccinale des bébés a sensiblement augmenté en France depuis le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires. Cette hausse permet « une meilleure protection contre les maladies infantiles », a annoncé ce lundi le gouvernement à l’occasion d’un comité interministériel consacré à la santé.

Ainsi, 98,6 % des enfants nés entre janvier et mai 2018 étaient couverts par le vaccin dit « hexavalent » –qui protège contre six maladies– à l’âge de sept mois. Ce pourcentage était de 93,1 % avant l’extension de l’obligation. La couverture vaccinale contre les infections à méningocoque C est, elle, estimée à 75,7 % alors qu’elle n’était que de 39,3 % pour la même période en 2017.

Passage de trois à onze vaccins obligatoires

Pour rappel, pour les enfants nés avant janvier 2018, seulement trois vaccins étaient imposés. Il s’agissait de ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Huit autres, seulement recommandés, sont devenus obligatoires après cette date.

Le vaccin hexavalent protège en une seule injection contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae de type B et l’hépatite B. Selon le calendrier vaccinal, il est pratiqué à deux mois puis à 4 et 11 mois. Les cinq autres vaccins obligatoires sont ceux contre le pneumocoque, les infections à méningocoque C (à 5 et 12 mois) et ceux contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (à 12 mois puis entre 16 et 18 mois).

Défiance d’une partie de la population

Le passage à 11 vaccins obligatoires avait été voté dans le cadre du budget 2018 de la Sécurité sociale. Cette décision avait été prise notamment dans un contexte de défiance d’une partie de la population envers les vaccins, de repli de la couverture vaccinale et de recrudescence de certaines maladies comme la rougeole.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait déjà fait état d’une amélioration de la proportion de nourrissons vaccinés le 13 mars, lors des questions au gouvernement. La couverture vaccinale « augmente aussi pour les enfants qui sont nés avant le 1er janvier, avant l’obligation, ce qui montre que les familles sont rassurées », avait-elle souligné.