Moustiques: Un médicament rend notre sang mortel et pourrait aider dans la lutte contre le paludisme

SANTÉ Le médicament a entraîné chez les enfants une baisse de 20 % du nombre de cas de la maladie

20 Minutes avec agence

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Illustration du paludisme.
Illustration du paludisme. — DAVID RENGEL/CORDON PRESS/SIPA

Lutter contre la transmission du paludisme en rendant le sang humain mortel pour les moustiques : en voilà une idée. L’ivermectine, un médicament administré aux personnes habitant dans les zones à risque, tuerait les insectes qui piquent ces personnes-là.

C’est le résultat d’une étude publiée le 13 mars dans la revue The Lancet. Le médicament serait particulièrement mortel pour les moustiques femelles anophèles, responsable de la propagation du paludisme.

Une « piste pour contrôler le paludisme »

Les chercheurs américains ont testé la méthode pendant 18 semaines sur 2.700 personnes, dont 590 enfants, au Burkina Faso. Ils ont ainsi montré que l’ivermectine ne générait pas d’effets secondaires. Mieux : les sujets traités étaient moins susceptibles d’attraper le paludisme que les autres. Les effets étaient encore plus visibles chez les enfants traités, qui étaient deux fois plus nombreux à ne pas avoir déclaré la maladie. Les experts doivent désormais effectuer de nouveaux essais à plus grande échelle.

Cette étude est la première à « mettre en évidence un effet au sein d’une communauté et à montrer l’existence d’une nouvelle piste pour contrôler le paludisme », analyse le spécialiste Chris Drakeley dans The Independent. Les chercheurs estiment que l’association de l’ivermectine et d’autres traitements anti-infectieux pourrait permettre de stopper le développement de la maladie. Ils espèrent même pouvoir éradiquer complètement cette pathologie, qui tue chaque année 500.000 personnes dans le monde.