Trop d’additifs et pas assez de poisson dans les poissons panés, dénonce la CLCV

ALIMENTATION « L’origine géographique du poisson est inconnue dans deux tiers des produits étudiés et près de 90 % des panés n’indiquent pas la méthode de pêche », regrette la CLCV dans son étude

20 Minutes avec agences

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Plusieurs marques de poissons panés sont épinglées par l'association de consommateurs CLCV.
Plusieurs marques de poissons panés sont épinglées par l'association de consommateurs CLCV. — Pixabay / kalhh

L’association de consommateurs CLCV s’attaque aux poissons panés. Ces produits contiennent trop d'additifs, d’arômes et de sucres ajoutés, la quantité de poisson est parfois insuffisante et l’information sur l’étiquetage reste encore incomplète, dénonce l'étude publiée ce jeudi.

La CLCV a analysé 42 produits panés à base de poisson (panés classiques, panés façon meunière, croquettes, nuggets, « fish and chips ») provenant de marques de distributeurs et de marques nationales, aussi bien en rayon frais que surgelé. « Nous avons notamment observé des différences de quantité de poisson entre les produits, une qualité nutritionnelle inégale ainsi que la présence de trop nombreux additifs et arômes », a résumé l’association de consommateurs.

Ainsi, 52 % des produits de l’échantillon contiennent des additifs comme des amidons modifiés (maïs, blé, etc.), des régulateurs d’acidité, des conservateurs ou encore des antioxydants. Aussi, 38 % des produits sont composés de sucres ajoutés (sucre, dextrose, maltodextrine), tandis que 21 % des poissons panés qui font l’objet de l’étude contiennent des arômes. « Ce sont surtout les produits qui mettent en avant le côté aromatique du plat : les filets façon meunière, les croquettes aux fines herbes », relève l’étude.

Origine du poisson et méthode de pêche

Concernant l'étiquetage​, la CLCV regrette une information « rare » quand il s’agit de connaître l’origine du poisson et la méthode de pêche utilisée. Selon l’étude, « l’origine géographique du poisson est inconnue dans deux tiers des produits étudiés et près de 90 % des panés n’indiquent pas la méthode de pêche ».

« Lorsque nous utilisons de la chair hachée, nous le faisons en optant pour une chair de très bonne qualité, à base de filets uniquement, provenant de poissons issus d’une pêche responsable, labellisée MSC, se défend Findus, dans un communiqué transmis à l’AFP. Il faut également rappeler que 100 % de nos poissons panés sont sans colorant, sans conservateur et sans huile de palme ».

Seulement 35 % de poisson dans certains produits

La CLCV a également observé que des produits proposés aux consommateurs contenaient en fait « très peu de poisson ». Le pourcentage de poisson variait dans l’ensemble de l’échantillon de 35 % à 80 % dans la recette avec en moyenne 63,2 % de poisson dans la recette mise en œuvre dans le produit.

C’est mieux qu’il y a deux ans, note toutefois l’étude. Dans une enquête publiée en 2016 sur les plats cuisinés à base de poisson, ce chiffre s’élevait à 56,6 %. En revanche, les produits pour enfants contiennent « en moyenne moins de poisson » (59 %) que ceux qui ne sont pas ciblés pour cette catégorie de consommateurs (65 %).