Deux hôpitaux français autorisés à réaliser des greffes d’utérus

AVANCEE Les équipes du CHU de Limoges (Haute-Vienne) et de l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) ont reçu l’autorisation de pratiquer cette opération

Manon Aublanc
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Des chirurgiens en pleine opération à l'hôpital Georges Pompidou de Paris
Des chirurgiens en pleine opération à l'hôpital Georges Pompidou de Paris — WITT/SIPA

Pour les femmes qui n’ont pas d’utérus et qui veulent avoir un enfant, c’est une très bonne nouvelle. Pour la première fois en France, deux hôpitaux ont été autorisés à pratiquer les premières greffes d’utérus, révèle France Inter, ce jeudi.

Destinée aux femmes qui veulent avoir un enfant mais qui n’ont pas d’utérus, soit parce qu’elles sont nées sans - une sur 4.000 naissances - ou parce qu’elles ont subi une hystérectomie (ablation de l’utérus), la greffe d’utérus a été pratiquée pour la première fois en Suède depuis 2014.

Des critères très précis

En France, ce sont les équipes du CHU de Limoges (Haute-Vienne) et de l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) qui ont reçu l’autorisation de pratiquer cette opération. Mais de nombreux critères ont été listés pour déterminer les patientes susceptibles de bénéficier de cette transplantation.

« La patiente receveuse [doit être âgée] de 20 à 36 ans. Pour la donneuse, c’est entre 40 et 65 ans. Il s’agit souvent de mère-fille ou entre deux sœurs. C’est en tout cas une donneuse apparentée, pour éviter le chantage financier même psychologique », a expliqué à France Inter le professeur Jean-Marc Ayoubi, le chef du service de gynéco-obstétrique de l’hôpital Foch de Suresnes.

L’utérus implanté retiré après la naissance de l’enfant

L’hôpital Foch de Suresnes a reçu l’autorisation de pratiquer dix greffes avec des donneuses vivantes, tandis que le CHU de Limoges l’effectuera avec des donneuses décédées. Une fois l’enfant né, l’utérus est retiré pour éviter les problèmes de traitement anti-rejet.

Selon le Quotidien du médecin, une quinzaine d’enfants sont nés dans le monde, depuis 2014, à la suite d’une greffe d’utérus chez leur maman.