Oméga 3, vitamines D, caféine... «60 Millions de consommateurs» met en garde contre les compléments alimentaires pour le cerveau

MEDICAMENTS Le magazine, édité par l’Institut national de la consommation (INC), estime qu’ils sont inutiles voire dangereux

20 Minutes avec AFP

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Des compléments alimentaires. (Illustration)
Des compléments alimentaires. (Illustration) — ANGOT/SIPA

Pourtant destinés à améliorer les performances intellectuelles ou à enrayer le déclin cognitif, la « très grande majorité » des compléments alimentaires pour le cerveau se révèle pourtant « sans intérêt, voire dangereuse », révèle, ce jeudi, le magazine 60 Millions de consommateurs.

Si les oméga 3 (acides gras polyinsaturés), comme le DHA et l’EPA contenus dans ces compléments alimentaires, sont « indispensables au bon développement cérébral » et à son entretien, les besoins peuvent être largement couverts par une alimentation équilibrée, contenant du poisson gras, des huiles végétales et des fruits secs, souligne la revue.

Des compléments qui empêchent « le bon fonctionnement du processus de mémorisation »

Dans le cadre d’un hors-série consacré au cerveau, le magazine édité par l’Institut national de la consommation (INC) a analysé deux marques de lait pour bébé et huit compléments alimentaires ciblant les enfants, les adolescents, les adultes et les « seniors ». Elle met notamment en garde contre la vitamine D contenue dans certains compléments destinés aux enfants, qui peut « induire un surdosage » si ces derniers ont par ailleurs reçu cette même vitamine pendant l’hiver « comme cela est recommandé ».

60 Millions attire aussi l’attention sur la quantité de fructose ou de sel trop importante incluse dans certains produits, ainsi que sur certains additifs ayant un effet laxatif. Quant à la caféine, présente dans des comprimés utilisés par certains étudiants pour améliorer leurs capacités, elle « stimule la vigilance et masque l’envie de dormir », mais empêche aussi « le bon fonctionnement du processus de mémorisation » et peut entraîner « en cas de surdosage céphalées, anxiété, nausées et troubles du rythme cardiaque ».

Le ginkgo biloba en question

Concernant les gélules qui prétendent entretenir les fonctions cognitives, le magazine observe, comme pour les oméga-3, que « certes, la phénylalanine et la tyrosine (…) sont des acides aminés indispensables aux fonctions cognitives. Mais les apports quotidiens recommandés peuvent être pourvus par une alimentation équilibrée ».

Et le ginkgo biloba mis en avant par plusieurs marques est inutile (« les vertus de cette plante chinoise sur les capacités cognitives n’ont pas été démontrées ») voire dangereux pour les personnes suivant un traitement anticoagulant, car il pourrait inhiber leurs effets.