Arrêt cardiaque, mort subite adulte... L'Assemblée nationale veut créer un statut de «citoyen sauveteur»

SECOURISME La mort subite adulte est une cause de mortalité dix fois plus importante que les accidents de la route

20 Minutes avec AFP

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L'Assemblée nationale (illustration)
L'Assemblée nationale (illustration) — Philippe Lopez/AFP

40 à 50.000. C’est le nombre de décès année provoqués chaque année par l’arrêt cardiaque inopiné ou la mort subite adulte. C’est une cause de mortalité dix fois plus importante que les accidents de la route, selon des données de l’Académie nationale de médecine. Un tiers des victimes a moins de 55 ans.

L'Assemblée nationale a adopté à l’unanimité mardi soir en première lecture une proposition de loi de la majorité visant à lutter contre ce phénomène et à sensibiliser la population aux gestes qui sauvent, avec la création notamment du statut de « citoyen sauveteur ».

Seulement 3 à 4 % de chance de survie en France

« Ce sont nos familles, nos parents, nos voisins, nos collègues, nos camarades sur les terrains de sport. C’est aussi ma compagne Céline, à qui cela est arrivé il y a douze ans, et à qui je pense en cet instant », a affirmé l’élu de l’Isère Jean-Charles Colas-Roy (LREM), auteur et rapporteur du texte qui doit maintenant être examiné par le Sénat.

Les pays anglo-saxons et scandinaves présentent un taux de survie de 20 % à 40 % des victimes d’un arrêt cardiaque inopiné contre seulement 3 % à 4 % en France, en raison d’un manque crucial de connaissance des comportements qui sauvent.

Statut de "citoyen sauveteur"

L’objectif est d’avoir sensibilisé 80 % de la population d’ici dix ans aux gestes qui sauvent, en particulier le massage cardiaque, ce qui permettrait de sauver 3.000 vies chaque année.

Pour y parvenir le texte instaure un statut de « citoyen sauveteur » qui vise à protéger le citoyen portant secours à une personne en situation d’arrêt cardio-respiratoire. Mieux sensibiliser la population aux gestes qui sauvent, créer une journée nationale de lutte contre l’arrêt cardiaque et renforcer les sanctions en cas de dégradation des défibrillateurs font partie des autres mesures importantes de la proposition de loi.