Grippe: Déjà 1.800 morts cet hiver et l'épidémie gagne encore du terrain

MALADIE L’épidémie de grippe gagne du terrain en France. Les consultations pour syndrome grippal ont augmenté de 15 % la semaine dernière

20 Minutes avec agences

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Vaccination d'un patient contre la grippe.
Vaccination d'un patient contre la grippe. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

L’épidémie de grippe a déjà fait 1.800 morts cet hiver en France métropolitaine, a indiqué mercredi  Santé publique France d’après des chiffres arrêtés au 27 janvier. L’agence sanitaire rappelle donc « l’importance des gestes d’hygiène contre les virus de l’hiver [se laver les mains, etc.] et de l’utilisation des antiviraux pour les personnes atteintes de formes graves et les personnes à risque ».

Parmi les 14.000 patients qui se sont présentés aux urgences la semaine dernière, 2.171 ont été hospitalisés (contre moins de 2.000 la semaine précédente), selon le réseau Oscour. Ces hospitalisations concernent particulièrement les 75 ans ou plus (48 %) et les moins de 5 ans (13 %).

L’épidémie gagne du terrain

Plus généralement, la part des cas de grippe ou syndrome grippal parmi les hospitalisations (36 pour 1.000) est en augmentation. Les consultations des généralistes pour syndrome grippal ont également augmenté la semaine dernière (622 pour 100.000 habitants, soit +15 %), selon le réseau de surveillance Sentinelles.

Depuis le 1er novembre, 904 cas graves de grippe admis en réanimation ont été signalés, dont 166 la semaine dernière. Parmi l’ensemble de ces cas, 79 sont décédés : un enfant de moins de 5 ans, 26 cas de 15-64 ans et 52 cas de patients âgés de 65 ans et plus.

Un vaccin « moyennement efficace »

Santé publique France relève en outre que les virus de la grippe qui circulent maintenant sont en majorité des virus A (N3H2). C’est contre ce type de virus que le vaccin apparaît le moins efficace pour les personnes vulnérables.

« Le vaccin est moyennement efficace cette année, c’est pour ça que les gestes de protection sont très importants », avait déjà souligné le 7 février la ministre de la Santé Agnès Buzyn.