Loi santé: Hôpitaux et locaux dénoncent une «concertation insuffisante»

LOI SANTE Les associations d’élus locaux et la Fédération hospitalière de France (FHF) interpellent dimanche le gouvernement sur « la situation d’urgence » du système de soins

N.Sa avec AFP

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Illustration d'un hôpital.
Illustration d'un hôpital. — Pixabay

Les associations d’élus locaux et la Fédération hospitalière de France (FHF) dénoncent dans une tribune une « concertation insuffisante » dans l’élaboration du projet de loi santé attendu mercredi en Conseil des ministres.

« Tous les jours nous mesurons les inquiétudes de nos concitoyens en matière de santé » écrivent la FHF, qui représente les établissements de santé publics, l’Association des maires de France (AMF), l’Assemblée des départements de France (ADF) et Régions de France (ex-ARF) dans cette tribune publiée par le Journal du Dimanche.

« Des soins de qualité pour tous »

La réorganisation du système de santé promise en septembre par Emmanuel Macron privilégiait « une approche par les territoires qui permette de sortir d’un système jacobin, uniformisé et suradministré », une démarche « unanimement saluée comme allant dans le bon sens », estiment les signataires.

Mais « les premières pistes connues de la loi qui sera présentée mercredi » par la ministre de la Santé Agnès Buzyn « ne répondent que partiellement à la réforme annoncée par le président », déplorent-ils. « Prenant acte d’une concertation insuffisante en amont », ils « proposent » à leurs adhérents d’écrire au gouvernement pour réclamer des « mesures ambitieuses » dans la lutte contre les déserts médicaux et en faveur de « soins de qualité pour tous ». Ils souhaitent ainsi « être les acteurs d’une réforme réussie », en mettant en avant les enjeux auxquels elle « doit répondre pour faire face à la situation d’urgence » éprouvée sur le terrain.

La suppression du concours en fin de première année de médecine

Le projet de loi qui doit être présenté mercredi traduit une partie des engagements d’Emmanuel Macron. Y figure notamment la suppression du « numerus clausus » et du concours en fin de première année de médecine. Ainsi que la révision de la carte hospitalière, avec la labellisation d’hôpitaux de proximité, dont les missions seront définies par ordonnances.

D’autres mesures sont traitées dans un autre cadre, comme la création de 4.000 postes d’assistants médicaux ou le regroupement des libéraux au sein des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui font l’objet de négociations entre l’Assurance maladie et les syndicats de professionnels de santé.