Bébés nés sans bras: Les familles du Morbihan s'impatientent et écrivent à la ministre

SANTE Quatre familles attendent des réponses de la ministre et veulent connaître les avancées de l'enquête

C.A. avec AFP
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La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, devant l'hôpital Robert-Boulin à Libourne le 7 septembre 2018.
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, devant l'hôpital Robert-Boulin à Libourne le 7 septembre 2018. — SIPA

Ils souhaitent exprimer leur « impatience » mais aussi rappeler leur « détermination » à faire la lumière sur cette affaire. Quatre familles du Morbihan, dont les enfants sont nés sans bras ou avec des membres malformés, ont écrit une lettre ouverte adressée notamment à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Ce jeudi, un premier bilan de l’enquête officielle pourrait être établi. Ces enfants souffrent « d’agénésie transverse des membres supérieurs » mais les causes de ces malformations demeurent inconnues. « De nombreux éléments restent pour nous source d’inquiétude et d’incompréhension », écrivent les quatre familles. « Nous avons trouvé qu’il régnait encore une certaine confusion autour de l’enquête en cours/en préparation », estiment-elles.

Santé publique France avait reconnu début octobre un «excès de cas» d'agénésie transverse du membre supérieur en Loire-Atlantique (trois naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (quatre naissances entre 2011 et 2013) mais pas dans l’Ain (sept cas entre 2009 et 2014). Une enquête est en cours sur onze nouveaux cas découverts depuis dans ce département.

Les causes sont multiples

L’incidence de ces malformations est estimée en France à 1,7 cas pour 10.000 naissances, soit environ 150 cas par an. Les causes possibles de malformations des membres supérieurs sont multiples. Elles peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments). Entre 1957 et 1962, des milliers d’enfants étaient nés sans bras après avoir ingéré du thalidomide, un antinauséeux.