Le niveau de qualité et de sécurité des préservatifs remis en cause

ENQUETE La DGCCRF a examiné des préservatifs ne présentant pas la marque NF, la marque de certification attestant la conformité des produits... 

Manon Aublanc

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Dans les locaux du fabricant de préservatifs japonais Sagami Rubber Industries, le 25 janvier 2018.
Dans les locaux du fabricant de préservatifs japonais Sagami Rubber Industries, le 25 janvier 2018. — Behrouz MEHRI / AFP

Faut-il s’inquiéter de la fiabilité des préservatifs ? C’est en tout cas ce que laisse penser une étude de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), publiée ce jeudi, sur le niveau de qualité et de sécurité des préservatifs, qui révèle que, « le taux de non-conformité s’est élevé à plus de 80 % », rapporte Le Monde.

L’enquête de l’organisme public a révélé que « parmi les échantillons prélevés, le taux de non-conformité s’est élevé à plus de 80 % ». « Un produit a, en outre, été déclaré non conforme et dangereux​ », ajoute-t-elle au sujet de la marque STAR Condoms, qui a fait l’objet d’un avis de rappel.

Des résultats à nuancer

Mais la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes se veut tout de même rassurante, estimant que « la plupart des opérateurs ont une bonne connaissance de la réglementation applicable aux préservatifs ».

Pendant plusieurs mois, la DGCCRF a mené une enquête en visitant « vingt-cinq établissements » et en opérant « soixante-dix actions de contrôle », affirme l’organisme public, qui a examiné des préservatifs traditionnels et lubrifiés « ne présentant pas la marque NF [marque de certification attestant la conformité des produits] ».

Perforations, dimensions, étiquetage et notice d’utilisation

« La majorité de ces préservatifs étaient fabriqués en Chine, en Malaisie et en Thaïlande », a précisé l’organisme public. La DGCCRF a ensuite mené 11 prélèvements sur des préservatifs pour lesquels des manquements étaient suspectés. Les analyses complémentaires en laboratoire ont révélé que 82 % d’entre eux étaient non-conformes.

L’organisme public a précisé ces non-conformités étaient principalement dues à « la présence de perforations », un « défaut de dimension », « le non-respect des exigences en matière d’étiquetage » ou encore « l’absence d’indications au niveau de la notice d’utilisation ».