Les filles qui passent du temps sur les réseaux sociaux sont plus sujettes à la dépression

ADDICT Le risque de développer des symptômes dépressifs augmente de 50% chez les adolescentes qui passent plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux…

20 Minutes avec agence

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Illustration de jeunes avec leurs smartphones.
Illustration de jeunes avec leurs smartphones. — POUZET/SIPA

Alors que les réseaux sociaux prennent de plus en plus de place dans la vie quotidienne des adolescents, leur impact sur la santé mentale est encore peu connu. Des chercheurs de l’University College de Londres se sont ainsi intéressés à ce sujet en suivant près de 11.000 adolescents de 14 ans au Royaume-Uni et ont publié les résultats de leur étude dans The Lancet.

Le premier enseignement est que les adolescents qui passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux ont plus de risque de souffrir de symptômes dépressifs. Le risque augmente de 50 % chez les filles qui passent plus de cinq heures par jour sur ces plateformes par rapport à celles qui ont une utilisation plus raisonnée de ces outils. Du côté des garçons, l’augmentation s’élève à 35 %.

Le danger du harcèlement en ligne

D’ailleurs, les chercheurs notent que les filles utilisent davantage les réseaux sociaux que les garçons : 40 % d’entre elle les utilisent plus de 3 heures par jour contre seulement 20 % des garçons. Les résultats obtenus confirment également le danger du harcèlement en ligne : 40 % des filles et 25 % des garçons sondés affirment avoir déjà été pris pour cible sur Internet.

Samuel Dock, psychologue et auteur du livre Punchlines des ados chez le psy, ne veut cependant pas noircir le tableau. « Quand les ados actuels s’engloutissent dans les réseaux sociaux, ils ne sont pas forcément déconnectés de la réalité. La plupart du temps, on ne donne pas à l’adolescent l’autorisation de rejoindre ses amis dans le véritable espace social qui est la réalité. Si on lui donne la possibilité de sortir, alors il choisira toujours cette option de quitter son smartphone pour aller vers l’autre », explique à LCI cette spécialiste qui conseille donc aux parents de proposer des alternatives à leurs enfants.

Yvonne Kelly, coauteure de l’étude citée par CNN, les encouragent à surveiller le temps que leurs progénitures passent sur ces outils et à, si besoin, instaurer un couvre-feu.