Sida, tuberculose, paludisme... Une tribune pour demander aux Etats de financer la lutte contre ces pandémies

INVESTISSEMENTS Le sida, la tuberculose et le paludisme « sont encore responsables de 2,6 millions de morts par an », selon les associations signataires de la tribune…

20 Minutes avec AFP

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Des étudiants indiens se mobilisent contre le Sida (image d'illustration).
Des étudiants indiens se mobilisent contre le Sida (image d'illustration). — NARINDER NANU / AFP

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a besoin d’argent pour empêcher la résurgence d’épidémies de sida, tuberculose ou paludisme. Dans une tribune, dix associations demandent aux chefs d’Etat des « investissements supplémentaires » à la veille de la 30e journée mondiale de lutte contre le sida.

« Si nous n’intensifions pas nos efforts, nous risquons de faire face à une résurgence rapide de ces épidémies et nous ne serons plus en mesure de les éliminer d’ici 2030 », plaident ces associations, dont Aides, Médecins du monde, Sidaction ou Solidarité Sida. « Ces pandémies sont encore responsables de 2,6 millions de morts par an, 7.300 par jour, 5 par minute », poursuit la tribune publiée sur les sites de Franceinfo et du Huffington Post.

Quatre milliards de dollars par an

Selon les signataires, « les solutions pour éviter les nouvelles infections et sauver des vies existent : il faut partout généraliser l’accès à la prévention (…), au dépistage et aux traitements ». Autre objectif, « lutter contre les discriminations et les inégalités liées au genre, qui sont autant d’entraves à l’accès aux soins ». « Les moyens à mobiliser ne représentent que 0,0025 % de la richesse mondiale », assurent les signataires, qui appellent à des investissements supplémentaires dans le cadre du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. « Des moyens dérisoires au regard de l’espoir suscité : un monde débarrassé du sida, de la tuberculose et du paludisme. »

Issu d’un partenariat entre États, organisations de la société civile, secteur privé et malades, ce fonds investit près de quatre milliards de dollars par an pour soutenir des programmes de santé publique menés principalement par des experts locaux. Les associations estiment qu’il faudrait six milliards d’euros pour « répondre aux défis posés ».

Les principaux contributeurs sont les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon. Tous les trois ans a lieu une conférence de financement visant à lever des fonds pour les trois années suivantes. La prochaine se déroulera en France, à Lyon, le 10 octobre 2019.