Rennes: Un IRM à la pointe de la technologie pour les patients et les chercheurs

SANTE Cet IRM sera utilisé à des fins cliniques mais aussi pour des travaux de recherche sur les neurosciences…

Jérôme Gicquel

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Le nouvel IRM permet d’obtenir des images de bien meilleure qualité.
Le nouvel IRM permet d’obtenir des images de bien meilleure qualité. — J. Gicquel / 20 Minutes
  • Le CHU de Rennes vient de se doter d’un nouvel IRM surpuissant.
  • Il permet notamment d’obtenir des images de meilleure qualité du cerveau, du cœur ou de l’abdomen du patient.
  • Il sera également utilisé par des chercheurs qui travailleront sur les neurosciences.

« Une machine de guerre » pour les uns, « une Rolls-Royce » pour les autres. Le personnel médical n’est pas peu fier du nouvel Imageur par résonance magnétique (IRM) qui a été installé depuis quelques mois au sein du service radiologie du CHU Pontchaillou de Rennes.

Il est vrai que l’appareil, qui pèse plusieurs tonnes et a coûté près de deux millions d’euros, en impose. Equipé des dernières technologies, il va surtout s’avérer très utile pour la recherche médicale. « Son champ magnétique est de trois Teslas, contre 1,5 en moyenne pour un IRM classique », indique Isabelle Corouge, ingénieur de recherche à Rennes 1 et membre de la plateforme Neurinfo, qui pilote le projet.

Faire avancer la recherche sur les neurosciences

C’est au niveau de la rapidité et de la qualité des images fournies aux équipes médicales que cet IRM dernier cri excelle. « On voit beaucoup plus de détails sur le cœur, l’abdomen ou le cerveau du patient. On peut notamment distinguer tout le câblage électrique du cerveau, ce qu’on appelle la matière blanche, ainsi que toute sa connectique », poursuit Isabelle Corouge.

Utilisé à des fins cliniques, le nouvel IRM a également la particularité d’être utilisé la moitié du temps par des chercheurs. Ces derniers plancheront notamment sur les neurosciences et sur les dysfonctionnements du cerveau. Comme la démence, la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques, une maladie neurologique qui reste pour l’heure incurable.

« Ce nouvel appareil doit permettre d’améliorer le diagnostic des patients et de manière plus précoce. Il pourra aussi peut-être favoriser demain de nouvelles prises en charge thérapeutiques », espère Véronique Anatole-Touzet, directrice du CHU.