Nice: Particulièrement touchée, la capitale azuréene sur tous les fronts contre le Sida

INITIATIVES La mairie s’engage avec l’Onusida pour « mettre fin à l’épidémie » et Aides s’installe en centre-ville…

Fabien Binacchi

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Le nouveau « spot » de Aides propose notamment des dépistages rapides
Le nouveau « spot » de Aides propose notamment des dépistages rapides — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • En France métropolitaine, le département des Alpes-Maritimes est le plus touché par l’épidémie de Sida après Paris.
  • L’association Aides a inauguré un de ses « spots » en plein centre-ville de Nice, pour proposer dépistages et consultations.
  • La mairie de Nice s’est également associée avec l’OnuSida pour faire partie des villes engagées pour « mettre fin à l’épidémie de Sida d’ici à 2030 ».

Grands canapés, couleurs tendances… Dans les locaux flambant neufs du 29 rue Delille, on croirait avoir passé la porte de l’antre d’une nouvelle start up.

Mais là, en plein centre de Nice, c’est l’association Aides qui a inauguré jeudi son nouveau « spot », l’un des trois seuls de France, dans la ville qui multiplie toute cette semaine les initiatives pour la lutte contre le Sida.

Lundi, la mairie signait avec l’Onu pour rejoindre les « Fast track cities », un réseau mondial de villes engagées pour « mettre fin à l’épidémie de Sida d’ici à 2030 ».

Le département le plus touché après Paris

Ça s’active donc tous azimuts pour faire reculer la maladie. « Nous avons voulu ce local très chaleureux pour encourager les gens à multiplier les dépistages dans le département où le nombre de nouvelles contaminations [60 % concernant des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes] est le plus important après Paris », pointe Stéphane Montigny, président d’Aides Paca.

Sur place, les équipes de l’association proposeront du matériel de réduction des risques mais aussi des consultations. Et notamment pour la mise en place de la Prep, le traitement pré-exposition, proposé depuis 2016 aux personnes à haut risque de transmission.

Des chiffres « encourageants »

En plus des médicaments permettant aux personnes contaminées de ne plus transmettre le virus, ce dispositif préventif, « délivré à plus de 600 patients dans les Alpes-Maritimes », selon le CHU de Nice, s’inscrirait dans un contexte « encourageant ».

« Nous annoncerons à l’occasion du 1er décembre [Journée mondiale de lutte contre le Sida] une baisse à deux chiffres du nombre des nouvelles contaminations, indique Pascal Pugliese, le président du Corevih Paca Est, qui organise la lutte. Il faut encore concentrer nos efforts sur les populations à risque. » Début 2019, la ville de Nice devrait lancer une campagne d’affichage en ce sens.