L'apnée du sommeil touche aussi les enfants, alerte un collectif de médecins

DÉPISTAGE L’apnée du sommeil touche 5 % des enfants et un collectif de médecins espère faire de ce problème une grande cause nationale…

20 Minutes avec agence

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L'asthme peut offrir un terrain propice au développement d'une apnée du sommeil chez les jeunes enfants. (illustration)
L'asthme peut offrir un terrain propice au développement d'une apnée du sommeil chez les jeunes enfants. (illustration) — West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

Ronflements et sueurs nocturnes, fatigue ou baisse de concentration en journée : l’apnée du sommeil a de fâcheuses conséquences. Un collectif de médecins veut alerter sur ce phénomène et plaide pour la prévention et le dépistage, à travers un appel lancé dans les colonnes du Monde.

Ce que le grand public ignore parfois, c’est que l’apnée du sommeil touche aussi les enfants. 5 % d’entre eux présentent des formes « modérées à sévères » d’apnée, selon le collectif. « Il est à craindre que ces chiffres grimpent, les facteurs de risque de cette pathologie étant en augmentation constante dans notre société ».

Dépister et prendre rapidement en charge

Il est pourtant possible d’enrayer la tendance. Certains facteurs de risque peuvent faire l’objet de prévention : le tabagisme passif, la malbouffe et la sédentarité qui conduisent au surpoids, ou encore le nez bouché. Pour d’autres (hypertrophie des végétations et des amygdales, antécédents familiaux d’apnée, asthme et allergies), les médecins recommandent fortement un dépistage dès l’apparition de symptômes.

Chez l’adulte comme chez l’enfant, le premier symptôme d’apnée du sommeil qui doit alerter est le ronflement. D’autres peuvent aussi mettre sur la voie : fréquentes envies d’aller aux toilettes durant la nuit, maux de tête, fatigue chronique. « Trop peu d’enfants sont dépistés et soignés de façon optimale », dénonce le collectif, qui plaide pour « un dépistage précoce des ronfleurs » ainsi que pour une « une prise en charge multidisciplinaire rapide ».

Outre des solutions simples (éducation au mouchage, traitement des allergies, chirurgie si nécessaire), le traitement nocturne par pression positive continue (PPC) « peut être proposé transitoirement aux enfants ayant les retentissements les plus sévères ». Ce dispositif lourd envoie, pendant la nuit, de l’air dans les voies respiratoires. Le collectif conclut en appelant à « faire des troubles du sommeil de l’enfant une grande cause nationale ».