Microsoft, premier hébergeur à pouvoir stocker des données de santé en France

CLOUD Le géant américain a obtenu la nouvelle certification du ministère de la Santé pour les hébergeurs de données de santé en France…

20 Minutes avec agence

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Illustration du groupe américain Microsoft.
Illustration du groupe américain Microsoft. — AFP

Microsoft a indiqué ce mardi dans un communiqué​ avoir reçu la certification du ministère français de la Santé lui permettant d’héberger des informations liées à la santé.

Le géant de Seattle (Etats-Unis) est ainsi devenu le premier acteur majeur du secteur du numérique à se voir accorder ce label obligatoire depuis cette année pour toute société souhaitant stocker ce type de données, rapporte Le Figaro.

Des données sensibles

Microsoft n’a pas attendu 2018 pour être actif dans le domaine du cloud pour les professionnels. L’entreprise propose depuis des années l’hébergement et l’analyse de données aux utilisateurs de ses outils bureautiques et de son portail Azure.

Mais pas pour les informations relevant du domaine de la santé des Français. Pour ces données à « caractère personnel relatives à la santé physique ou mentale d’une personne physique », l’autorisation du ministère est obligatoire.

Un audit tous les ans

Microsoft ne s’était pas porté candidat à la précédente version de la certification, entrée en vigueur en 2006. Mais le groupe se félicite d’avoir obtenu pour trois ans ce sésame qui va lui permettre de développer ses activités dans le secteur de la santé.

Un audit annuel sera effectué par l’organisme de certification, qui évaluera notamment les performances en matière d’infrastructure réseau, de stockage ou de sauvegarde.

Des data centers en France

« Le fait d’avoir des data centers en France est un élément de confiance supplémentaire pour nos clients dans la santé, notamment les hôpitaux », analyse Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France.

Le directeur de la division Secteur Public de Microsoft France, Laurent Schlosser, se réjouit de cette reconnaissance qui « permet de toucher les hôpitaux, les start-up spécialisées dans la santé, mais aussi les assureurs et les mutuelles ». De son côté, Laurent Treluyer, directeur des systèmes d’information de l’AP-HP, compte désormais sur Microsoft pour « accélérer le développement des outils collaboratifs au sein de l’AP-HP ».