Congés paternité: L'Assemblée offre des jours aux pères de bébé prématuré

SECURITE SOCIALE « Cette disposition contribuera à la consolidation du lien entre le parent et l’enfant et permettra un meilleur accompagnement de l’enfant pendant son hospitalisation », a précisé la ministre de la Santé Agnès Buzyn…

20 Minutes avec AFP

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Un bébé prématuré à la naissance
Un bébé prématuré à la naissance — Philippe Huguen AFP

L’amendement gouvernemental a été voté à l’unanimité par les députés. L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de vendredi à samedi un allongement du congé paternité lorsque qu’un nouveau-né est hospitalisé dans une unité de soin spécialisé après un accouchement.

Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales relatif aux congés de paternité avait en effet mis en exergue la situation particulièrement délicate des parents d’enfants dont l’état de santé nécessite une prise en charge à l’hôpital dans un service spécialisé. Alors que les enfants prématurés représentent aujourd’hui quelque 60.000 naissances par an, l’amendement prévoit un congé paternité supplémentaire pendant la période d’hospitalisation de l’enfant.

«Ce congé s’appliquera à tous les régimes de sécurité sociale» 

« Sa durée sera fixée par décret. Ce congé s’appliquera à tous les régimes de sécurité sociale afin d’assurer une stricte équité entre les assurés. Les modalités d’indemnisation seront les mêmes que celle du congé paternité actuel, c’est-à-dire un versement d’une indemnité journalière pour tous les salariés et les travailleurs indépendants et l’attribution d’une allocation de remplacement pour les exploitants agricoles », a précisé la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

« Cette disposition contribuera à la consolidation du lien entre le parent et l’enfant mais également à l’amélioration de la santé publique dans la mesure où elle permettra un meilleur accompagnement de l’enfant pendant son hospitalisation. Elle participera également au soutien de la mère de l’enfant pendant cette période critique », a ajouté la ministre.

Le vote solennel du texte, dans le cadre du projet de loi de finance de la sécurité sociale, est prévu mardi après-midi. Il devrait être définitivement adopté d’ici fin décembre. Le coût de la mesure est estimé à environ 25 millions d’euros en 2019 et 33 millions d’euros en année pleine pour la branche famille.