Haute-Saône: Posé trois ans plus tôt dans son bras, un implant contraceptif migre dans son poumon

JUSTICE Implanté sous la peau de son bras en 2014, une Doubiste a réalisé que son implant contraceptif avait disparu trois ans plus tard, au moment habituel de le retirer...

B.P.

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L'implant contraceptif lui a été posé à l'hôpital. Illustration
L'implant contraceptif lui a été posé à l'hôpital. Illustration — Fred.Scheiber

L’implant contraceptif (à l’étonogestrel) a été posé dans le bras de la jeune femme en 2014. Mais  comme le raconte L'Est Républicain, la Franc-Comtoise désormais âgée de 24 ans a réalisé trois ans après - au moment habituel de le retirer - qu’il avait migré. Son avocat vient d’engager une procédure devant le tribunal administratif pour demander une expertise.

Originaire de Magny-Vernois, la Doubiste a reçu ce bâtonnet de quelques centimètres de long implanté deux millimètres sous la peau par une gynécologue de l’hôpital de Montbéliard. Au moment de consulter pour le retirer, l’implant avait disparu de son bras. Après moult examens, il a été découvert dans le lobe inférieur de son poumon gauche, précise-t-elle au journal.

L’implant n’a pas pu être retiré face aux risques

Après deux consultations de chirurgiens à Montbéliard puis Strasbourg (Bas-Rhin), l’implant n’a pas pu être retiré, un acte trop risqué selon son avocat. Tandis qu’elle souhaite alerter sur les risques de ce type d’implant contraceptif, son défenseur, lui, met en avant son « angoisse » auprès du quotidien régional, en évoquant enfin un risque d’embolie pulmonaire.

D’après un article de Santé Magazine en 2016, 18 cas de migration dans les vaisseaux sanguins avaient déjà été signalés. L’incident reste donc très rare. Pour y faire face, l’Agence nationale de sécurité des médicaments (Ansm) avait écrit cette année-là une lettre de recommandation des bonnes pratiques avec cet implant pour les médecins ou les gynécologues.