IVG par aspiration: Des sages-femmes demandent un élargissement de leurs compétences

ACCÈS AUX SOINS Si l’IVG médicamenteuse peut être pratiquée par de nombreux soignants et structures, l’IVG par aspiration est réservée aux médecins…

20 Minutes avec agences
Brochure d'information sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Brochure d'information sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). — DURAND FLORENCE

Les sages-femmes veulent pouvoir pratiquer des interruptions volontaires de grossesse. Une tribune publiée ce dimanche dans Le Parisien demande l’autorisation pour ces soignantes de pratiquer des IVG par aspiration.

L’Association nationale des sages-femmes orthogénistes (ANSFO) et le Réseau de santé sexuelle publique (RSSP), les deux signataires de ce texte, expliquent que cet élargissement des compétences permettrait de réduire « les inégalités d’accès aux soins ». Les sages-femmes peuvent déjà pratiquer des IVG médicamenteuses depuis 2016.


Élargir le choix et réduire les coûts

L’IVG par aspiration reste réservée aux seuls médecins. Mais « le Code de la santé publique garantit la liberté pour les femmes de choisir », rappelle la tribune. Entre la fermeture de centres IVG et la pénurie de soignants, il est « indispensable que la France compte suffisamment de praticien·ne·s » à pratiquer des IVG instrumentales pour que l’accès égal aux soins soit « effectif ».

De plus, accorder cette compétence aux sages-femmes permettrait aussi d’élargir « la liberté de choix » des femmes et de réduire « les coûts engagés par la collectivité », soutiennent les signataires, soutenus par plusieurs syndicats et associations. L’an dernier, 216.700 IVG ont été réalisées en France. Globalement, deux sur trois sont médicamenteuses.