Adieu sel, sucre et additifs... Des parlementaires font des propositions pour améliorer notre alimentation

ENQUETE Parmi les propositions des députés : la limitation des additifs dans les aliments transformés et l'éducation des enfants à la nourriture de qualité...

20 Minutes avec AFP

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Des hamburgers réalisés lors d'une soirée par un chef américain (image d'illustration).
Des hamburgers réalisés lors d'une soirée par un chef américain (image d'illustration). — Astrid Stawiarz / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Sel, sucre et additifs sont présents dans tous les aliments transformés, et parfois en (trop) grande quantité. Pour limiter ces excès et leurs effets sur la santé, une commission d’enquête parlementaire rend ce mercredi un rapport sur l’alimentation industrielle. A l’issue d’une quarantaine d’auditions, les députés rendent leurs préconisations.

Industriels, distributeurs, groupes de la restauration collective, membres de l’administration, associations de malades et ministres… Ils ont défilé pendant quatre mois devant les députés. Ces derniers les ont interrogés sur les additifs et autres ingrédients incorporés aux recettes de plats cuisinés et leurs possibles « effets cocktails ».

Limiter les additifs dans les assiettes

Parmi ces propositions, selon Franceinfo, les députés recommandent de limiter les additifs autorisés. Ils préconisent de limiter leur nombre à 48 (contre 338 aujourd’hui), quantité qui correspond au nombre d’additifs du bio.

Les députés demandent une limitation du sel dans l’alimentation. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande une consommation quotidienne de sel limitée à 5 grammes par personne, « alors qu’on est aujourd’hui à une fourchette comprise entre 10 et 12 grammes », soulignait ainsi en août la rapporteure de la commission et députée LREM, Michèle Crouzet.

Les repas collectifs au cœur du dispositif

La qualité des repas est également au cœur du rapport. Cantines scolaires, maisons de retraite et hôpitaux vont devoir s’y mettre. Les députés pointent l’importance de l’éducation des enfants, par le biais d’enseignements obligatoires dans leur scolarité. Ils proposent aussi de fournir des coupons aux familles précaires, délivrées par les Caisses d’allocation familiales, pour lutter contre les inégalités sociales. Le rapport recommande également d’apposer un nutriscore (une note entre A et E) sur tous les produits transformés fabriqués en France.

« Les produits ultra-transformés qui contiennent des colorants, des conservateurs ou des agents de saveur pour donner un goût acceptable sont un fléau pour notre alimentation », a expliqué Loïc Prud’homme, président de cette commission et député La France Insoumise (LFI). Au-delà de l’alimentation, c’est une problématique de santé publique que mettent en avant les députés, car la malbouffe peut mener à l’émergence de maladies chroniques, comme les troubles cardio-vasculaires.