VIDEO.Toulouse: L'institut du sein joue les anges gardiens, pendant et après le cancer

SANTE A Toulouse, les praticiens libéraux spécialisés dans le cancer du sein ont créé un réseau original pour tisser un cocon autour des patientes. Il les accompagne gratuitement avant et après la maladie...

Helene Menal

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Les cliniques toulousaines traitent entre 900 et 1.000 cancers du sein par an.
Les cliniques toulousaines traitent entre 900 et 1.000 cancers du sein par an. — S. Pouzet - Sipa
  • A Toulouse, le nouvel Institut du sein veille sur les patientes atteintes d’un cancer.
  • Il a été fondé par des praticiens libéraux spécialisés qui ont embauché trois anges gardiens.
  • L’accompagnement est gratuit et peut se prolonger pendant un an après la fin du traitement.

L’annonce d’un cancer du sein est toujours un « coup de tonnerre ». Les questions se bousculent, auxquelles les proches n’ont pas de réponse. « Même bien accompagnées sur le plan médical, nous savons que les patientes commencent un parcours du combattant et qu’elles cherchent de l’aide », confie Gaëlle Jimenez, radiologue et présidente du tout nouvel Institut du Sein Grand Toulouse (ISGT).

Cette association a été fondée par des praticiens libéraux spécialisés dans le traitement du cancer du sein - chirurgiens, kinés, infirmiers, nutritionnistes, etc. - qui ont tous le sentiment d’être consciencieux mais aussi de ne pas en faire assez tant cette pathologie déboussole.

Apporter un soutien

L’idée de ce réseau est d’apporter un soutien « pour coordonner au mieux le parcours de soins en préservant la qualité de vie des patientes ». Pendant le traitement mais aussi après, au moment de la reconstruction ou de la reprise du travail. Et gratuitement.

Pour mener à bien cette mission, l’institut a embauché trois coordinatrices. Trois anges gardiens en fait, sélectionnées notamment « pour leur empathie » et pour leur absence de formation médicale. « Nous ne sommes pas là pour nous immiscer dans le traitement et un regard extérieur fait toujours du bien », souligne Chloé Sinotte.

De l'art-thérapie à l'assistante sociale

C’est le chirurgien qui parle de l’institut en premier à la patiente. Si celle-ci accepte de bénéficier de cet outil, Chloé et ses collègues prennent rendez-vous avec elle. Ensuite, elles sont disponibles pour tout : conseiller un soin de support pour gérer la douleur ou les émotions, indiquer un cours d'art-thérapie ou le professionnel spécialisé le plus proche du domicile, répondre à des questions sur la reconstruction mammaire, ou encore contacter une assistante sociale.

Les patientes peuvent les joindre grâce à la plateforme collaborative de l’institut, où les professionnels du réseau ont aussi la possibilité, si elles sont d’accord, de partager leur dossier.

Depuis le début de l’été, l’ISGT veille sur une soixantaine de patientes. Il restera à leurs côtés pendant un an après la fin du traitement. L’association se finance pour l’instant grâce aux cotisations des praticiens membres et à l’aide des huit cliniques privées de l’agglomération de Toulouse. Ces établissements traitent entre 900 et 1.000 cancers du sein par an.