«Ma santé 2022» EN DIRECT: «Nous devons garantir au patient la qualité des soins», estime Emmanuel Macron

PLAN SANTE Emmanuel Macron présente ce mardi une réforme baptisée « Ma santé 2022 » censée renforcer l’offre de soins…

A.B.

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A près son plan pauvreté, Emmanuel Macron dévoile ce mardi les mesures phares de son plan santé.
A près son plan pauvreté, Emmanuel Macron dévoile ce mardi les mesures phares de son plan santé. — Etienne LAURENT / POOL / AFP

11h37: L'allocution du président est terminée

 

11h33 : « Un projet de loi sera nécessaire et sera à l’agenda 2019 ».

« Un projet de loi sera nécessaire et sera à l’agenda 2019 », a déclaré le chef de l’Etat, qui souhaite que les premières mesures de ce plan santé puissent être appliquées « dès 2020 ».

« Ce défi est essentiel pour notre nation », a-t-il ajouté.

11h30 : « Je ne crois pas aux réponses curatives »

« Je ne crois pas aux réponses curatives », a déclaré le président. « La France n’est pas un pays qui se reforme par petit pas. C’est un pays qui fait de grandes transformations, (…) un leader », a-t-il ajouté. « Il s’agit de construire une transformation en profondeur ».

11h28 : « Nous pouvons redevenir une grande terre d’innovation en médicaments »

« Nous pouvons redevenir une grande terre d’innovation en médicaments », a déclaré le chef de l’Etat, qui souhaite le développement de la recherche thérapeutique en France.

« Notre santé a besoin d’un discours d’innovation », a-t-il ajouté.

11h22 : « Je veux redonner toute sa place aux services »

« Je veux redonner toute sa place aux services (…), de promouvoir le sentiment d’appartenance à un service » au sein de l’hôpital, a indiqué Emmanuel Macron. « Je veux remettre le médecin au cœur de la gouvernance (…). Je souhaite que les médecins et les représentants puissent prendre part à la prise de décision »

« Un médecin doit pouvoir facilement passer d’un exercice en ville à un exercice en hôpital et vice versa, voire pratiquer un exercice mixte », a-t-il poursuivi, pointant « la nécessité de faire tomber les cloisons (…) entre la ville et l’hôpital ».

11h18 : Le président veut s’attaquer « aux actes non pertinents »

Le chef de l’Etat veut lutter contre « les actes non-pertinents », évoquant les dérives de la tarification à l’activité.

Le président veut « permettre au personnel soignant de retrouver un environnement de travail apaisé et une juste rémunération du travail à l’hôpital ».

« L’accompagnement des soignants doit devenir une priorité », a-t-il ajouté, plaidant pour « une réorganisation du dialogue social ».

11h13 : « Garantir au patient la qualité des soins »

« Nous devons garantir la qualité des soins au patient, où qu’il habite sur le territoire », a déclaré Emmanuel Macron.

« Les hôpitaux de proximité doivent faire davantage de soins de proximité et les établissements de pointe faire davantage d’actes de pointe », a-t-il ajouté. « Je préfère qu’un patient subisse une opération lourde à 50 km de chez lui pour bénéficier des soins de qualité et qu’il puisse bénéficier des soins de suivi près de chez lui ».

Il y aura désormais trois niveaux de soins : « les soins de proximité, les soins spécialisés et les soins ultra-spécialisés », a poursuivi le président. « Nous pourrons alors avancer vers une meilleure offre de soins », évoquant la redistribution de l'offre de soins.

"Je demande à la ministre de la Santé de définir un statut moderne et attractif pour les hôpitaux de proximité", a déclaré le président.

11h08 : « Il n’est plus possible qu’en situation d’urgence, le patient ne sache pas à qui s’adresser »

« Il n’est plus possible qu’en situation d’urgence, le patient ne sache pas à qui s’adresser, a déclaré le chef de l’Etat, évoquant la « nécessité de repositionner l’hôpital à sa juste place » et la « nécessité de désengorger les services d’urgences ».

« Il faudra organiser l’avance de frais pour les patients, pousser les gens à mieux s’organiser et que pour ceux qui assurent la permanence des soins, qu’il y ait un accompagnement », a-t-il poursuivi.

10h59 : « Construire un système autour du patient »

Le président a indiqué vouloir « construire un système autour du patient dans un parcours de soins fluide et coordonné ».

Cela « suppose le développement de nouveaux outils numériques, a-t-il ajouté. Rien ne sera possible sans une mise à jour verticale de l’architecture de l’outil numérique », afin de « partager l’information médicale ».

Cela partira du « dossier médical partagé qui sera déployé à partir de novembre prochain ». Mais aussi en dotant les patients d’un espace numérique dédié.

10h54 : « Nous devons lutter contre les déserts médicaux », poursuit Emmanuel Macron

« Nous devons lutter contre les déserts médicaux, poursuit Emmanuel Macron. Ils se situent dans les périphéries des grandes villes, dans les zones rurales », a-t-il ajouté, citant la problématique des médecins partant à la retraite qui ne sont pas remplacés.

Le président plaide pour une réorganisation de la répartition territoriale des médecins, « sans parler de contrainte ».

« Nous pouvons avoir une réponse plus adaptée, en développant les structures : maisons de santé » notamment. Le président a ensuite indiqué vouloir déployer 400 médecins généralistes sur « les territoires les plus critiques ».

10h50 : « Nous devons continuer à décharger les médecins d’actes qui peuvent être faits par d’autres », indique Emmanuel Macron

« Nous devons continuer à décharger les médecins d’actes qui peuvent être faits par d’autres », indique Emmanuel Macron, évoquant en exemple le rôle des orthoptistes aux côtés des ophtalmologistes.

Pour libérer davantage de temps médical aux médecins, « nous créerons des postes d’assistants médicaux, qui accompagneront et déchargeront les médecins d’actes simples ». « Nous en créerons autant qu’il en faudra », a assuré le président. « L’objectif du quinquennat est d’en déployer au moins 4.000 ».

10h45 : « Dès la rentrée 2020, il n’y aura plus de numerus clausus »

Le plan santé comporte « trois orientations et séries de mesures », a indiqué le président.

« La première : construire le système autour du patient et lui permettre d’accéder aux soignants dont il a besoin », a indiqué le président, pointant la nécessité d’avoir assez de médecins et de revenir sur « le numerus clausus, [qui] sera supprimé. (…) Nos décisions sur le numerus clausus auront un impact dans 15 ans ».

« Dès la rentrée 2020, il n’y aura plus de numerus clausus », mais «ce parcours de formation restera sélectif».

 

10h43 : « La structuration des soins de proximité est la priorité des priorités », estime le chef de l’Etat

« La structuration des soins de proximité est la priorité des priorités », estime le chef de l’Etat. « Le système de santé de demain est un réseau (…) dont font partie tous les professionnels de santé d’un territoire, (…) dans lequel chacun a sa place ».

« Le patient doit toujours pouvoir accéder à un médecin traitant ou à une réponse d’urgence », a ajouté le chef de l’Etat.

10h39 : « Notre système de santé doit mieux prévenir », indique le chef de l’Etat

« Notre système de santé doit mieux prévenir, estime le président. La ministre mène ce combat depuis le premier jour, avec les vaccins obligatoires, la lutte contre le tabac, (…) la prise en charge des soins optiques et dentaires ».

 

10h37 : « L’hôpital est au bout de ce qu’il peut faire », estime Emmanuel Macron

« Aujourd’hui, l’hôpital est au bout de ce qu’il peut faire (…). C’est particulièrement vrai pour les services d’urgences », constate Emmanuel Macron.

10h33 : Le président évoque les difficultés rencontrées par les professionnels de santé

« Le nombre de médecins généralistes a baissé de 15 % en 15 ans, et il est difficile d’accéder aux spécialistes », a déclaré le chef de l’Etat.

« La France consacre 11 % de son PIB aux dépenses de santé. Il n’est pas question de faire moins », assure le chef de l’Etat, plaidant toutefois pour une réorganisation collective du système de santé. Emmanuel Macron souhaite mettre l’accent sur la prévention. « On prévient moins bien que chez nombre de nos voisins ».

 

10h30 : « Je veux que le système de santé soit l’un des piliers de notre Etat providence du XXIe siècle », déclare le président

« Je veux que le système de santé soit l’un des piliers de notre Etat providence du XXIe siècle », déclare le président, qui souhaite « recentrer le système autour du patient ».

« Nous devons commencer dès maintenant (…), restructurer notre organisation pour les 50 années à venir ».

10h25 : « Notre système de santé reste notre force et notre fierté », déclare Emmanuel Macron

« Notre système de santé reste notre force et notre fierté », a déclaré le président de la République en préambule de la présentation de son plan santé. Et « beaucoup de voisins nous envient notre système de sqoins », a-t-il ajouté. « C’est en France que le reste à charge est l’un des plus faibles au monde ».

10h05 : 3,4 milliards d'euros de budget pour le plan santé d’ici 2022

Le plan « Ma Santé 2022 » que doit présenter Emmanuel Macron mardi sera doté d’un budget de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022, dont « près d’un milliard en faveur de l’investissement hospitalier », a indiqué le ministère de la Santé.

Dans le détail, 1,6 milliard d’euros seront consacrés à « la structuration des soins dans les territoires », 920 millions à l’investissement hospitalier, 500 millions à la « transformation numérique » et 420 millions à « l’évolution des métiers et des formations », selon cette source.

9h55: La réforme satisfera-t-elle les professionnels de santé?

Médecins, infirmières et soignants à l'hôpital témoignent avant l'annonce du plan santé.

 

9h45: Fin du numerus clausus, assistant médical, rallonge du budget de la Sécu, les principales mesures du plan santé

 

 

9h35 : Suivez en direct avec nous les annonces d’Emmanuel Macron

Le président de la République dévoile son plan santé ce mardi à 10 heures depuis l'Elysée.