Androcur: Les patientes sous traitement doivent se rapprocher de leur médecin généraliste

PREVENTION La ministre de la Santé a appelé au calme, ce jeudi, après la révélation qui montre que les personnes sous Androcur ont 20 fois plus de chance de développer une tumeur…

20 Minutes avec AFP

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Agnès Buzyn, ministre de la Santé, le 7 août 2018.
Agnès Buzyn, ministre de la Santé, le 7 août 2018. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a invité ce jeudi les patientes qui prennent de l’Androcur « à se rapprocher de leur généraliste » en raison des risques liés à ce médicament, « tout en soulignant qu’il n’y a pas d’urgence ».

« Ce n’est pas un cancer. Ce n’est pas un scandale sanitaire », a déclaré la ministre au quotidien CNEWS. Les risques liés à l’Androcur, prescrit notamment aux femmes pour combattre une pilosité excessive ou l’endométriose, ou aux femmes transgenres, étaient déjà identifiés mais une étude publiée fin août a permis de préciser leur ampleur.

Ne pas arrêter le traitement sans l’avis d’un médecin

L’Androcur peut multiplier jusqu’à 20 la probabilité de certaines tumeurs (le plus souvent bénignes) chez les femmes traitées longtemps et à hautes doses, selon cette étude. Les autorités sanitaires françaises vont demander à l’Europe de redéfinir les modalités d’utilisation de l’Androcur et de ses génériques, a indiqué la semaine dernière l’Agence du médicament ANSM.

Sur son site, l’ANSM indique que « pour toute question, les patients sont invités à se rapprocher de leur médecin ou de leur pharmacien. Ils ne doivent en aucun cas arrêter leur traitement sans l’avis d’un médecin ».

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