Tabac: La lumière, solution miracle pour arrêter de fumer?

ETUDE En insérant un interrupteur sensible à la lumière dans le cerveau de souris, les chercheurs ont réussi à « éteindre » l’addiction des rongeurs pour la nicotine…

20 Minutes avec agence

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Une femme finit de fumer une cigarette (image d'illustration).
Une femme finit de fumer une cigarette (image d'illustration). — ERIC FEFERBERG / AFP

C’est un nouvel espoir pour tous ceux qui souhaitent arrêter de fumer. L’exposition à différentes lumières permettrait d’agir sur la dépendance à la nicotine, selon une étude publiée le 4 septembre dernier dans eLIFE.

Pour leurs travaux, les scientifiques « ont modifié le récepteur nicotinique chez la souris, afin de pouvoir y accrocher un nano-interrupteur chimique réagissant à la lumière », indique l'Inserm dans un communiqué publié ce lundi.

La lumière violette, solution miracle ?

L’exposition à une lumière violette empêcherait alors la nicotine de se fixer sur ces récepteurs situés dans le cerveau de l’animal. Mais dans l’obscurité ou face à une lumière verte, la nicotine agirait normalement et le processus d’addiction se mettrait en place.

Les recherches ont été menées par des spécialistes de l’Inserm, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de la Sorbonne, de l’Institut Pasteur, de l’Université de New York (Etats-Unis) et de l’Université de Californie Berkeley (Etats-Unis).

Une « étape importante » pour lutter contre l’addiction à la nicotine

Ils ont donc réussi à contrôler rapidement l’appétit en nicotine des rongeurs en utilisant un type de lumière plutôt qu’un autre. Ce dispositif réversible à tout moment n’est pas en lui-même un remède à l’addiction au tabac. Mais il constitue un pas en avant dans la lutte contre le tabagisme.

« Cette technologie novatrice permet de mieux comprendre le rôle des différents récepteurs nicotiniques et des différentes voies neuronales dans la mise en place, le maintien de l’addiction à la nicotine, mais aussi dans les processus de manque et de rechute. Cette étape est particulièrement importante pour l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques adéquates pour lutter contre l’addiction à la nicotine », estime ainsi Alexandre Mourot, chercheur à l’Inserm qui a participé à cette étude.

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