«Gardasil 9»: Un nouveau vaccin contre le papillomavirus disponible en France

VACCINATION Le nouveau vaccin couvre neuf souches de cette maladie sexuellement transmissible…

20 minutes avec agence

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Le nouveau vaccin contre le papillomavirus a été distribué dans 20 pays européens. (image d'illustration).
Le nouveau vaccin contre le papillomavirus a été distribué dans 20 pays européens. (image d'illustration). — Schneyder Mendoza / AFP

Un nouveau vaccin contre le  papillomavirus (HPV) est disponible en France. 42 millions de doses de « Gardasil 9 », du laboratoire MSD, ont été mises en circulation dans vingt pays, rapporte Le Parisien ce lundi.

Cette nouvelle arme médicale permet de protéger contre la majorité des souches du virus sexuellement transmissible, et aidera à prévenir les cancers du col de l’utérus.

4.200 cancers chaque année

Le papillomavirus (HPV) est responsable chaque année de 4.200 nouveaux cancers gynécologiques (col, anus, vulve) et de 1.400 cancers ORL (gorge, langue). Le cancer du col de l’utérus tue à lui seul 1.100 femmes par an, une mortalité élevée que le nouveau vaccin pourrait faire baisser.

« Le produit est nonavalent, c’est-à-dire qu’il protège contre neuf souches du virus », alors que les vaccins actuels ne protègent que contre quatre souches, explique Alexandra Leary, cancérologue dans le Val-de-Marne. « On passe de 70 % des HPV couverts par la vaccination à 90 % ».

Un trop faible taux de vaccination

Seules 19 % des adolescentes sont immunisées par les deux doses administrées entre 11 et 14 ans, s’alarme Santé Publique France. Dans d’autres pays comme l’Australie, une grande campagne de vaccination a quasiment éradiqué le cancer du col de l'utérus.

En France, les vaccins anti-HPV (Cervatix, Gardasil) sont seulement « recommandés » aux filles avant l’entrée dans la vie sexuelle, de même qu’aux garçons homosexuels de moins de 26 ans. Alexandra Leary estime que « l’arrivée de Gardasil 9 est une belle opportunité pour rappeler l’importance de la vaccination ».

« Si on accepte que notre objectif prioritaire soit l’élimination du HPV, il n’est pas logique de ne vacciner que la moitié de la population », a souligné Alexandra Leary, qui se positionne pour une vaccination de toutes les filles et de tous les garçons.

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