Puberté précoce: Chez les garçons, elle augmenterait le risque d'addictions

ETUDE Les jeunes Américains blancs ayant développé une puberté précoce présenteraient un risque d’addictions plus élevé que leurs camarades, selon une étude…

20 Minutes avec agence

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Les adolescents ayant eu une puberté précoce auraient plus de risques de sombrer dans des addictions (illustration).
Les adolescents ayant eu une puberté précoce auraient plus de risques de sombrer dans des addictions (illustration). — Frank Perry AFP/Archives

La puberté précoce entraînerait une augmentation du risque d’addiction à la drogue, à l’alcool ou encore aux médicaments chez les adolescents américains blancs. En cause, la testostérone qui agirait sur le cerveau des jeunes hommes concernés, indique une étude réalisée par des chercheurs universitaires et publiée dans la revue scientifique Child Development.

Les jeunes Blancs victimes de la pression sociale

Les spécialistes sont partis du constat que plus la puberté débutait tôt, plus les sujets étaient susceptibles de se montrer agressifs ou d’adopter des conduites à risque, comme l’ont déjà démontré de précédents travaux. Ils ont donc cherché à déterminer s’il existait d’autres conséquences possibles à la puberté précoce en étudiant les données relatives à 530 garçons suivis par l’Institut nord-américain des drogues entre 1989 et 2009.

Les chercheurs américains ont constaté que les adolescents précoces présentaient à la fois un taux de testostérone et un risque d’addiction plus élevés que les autres. Ils ont aussi établi que cette corrélation était réellement significative uniquement chez les sujets blancs. Outre le processus hormonal, un autre facteur serait ainsi à l’origine de ce phénomène : la pression sociale à laquelle sont confrontés les jeunes Blancs aux Etats-Unis, exacerbée par la testostérone.

Retarder au maximum les premières consommations

Pour limiter le risque « de développer une addiction au cours de votre vie et de connaître des problèmes d’abus de substance », Kristine Marceau, auteur principale de l’étude, conseille aux hommes concernés de « retarder […] le plus tard possible » les premières consommations d’alcool ou de stupéfiants.

Au-delà des effets d’une puberté précoce, la spécialiste insiste par ailleurs sur l’importance de l’éducation et conseille aux parents d’adolescents de « veiller à ce qu’ils aient le minimum d’occasions de consommer des substances addictives ».

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