Maladies cardiovasculaires: Les rides sur le front, un indicateur de plus grand risque?

ÉTUDE Les pathologies cardiaques seraient dix fois plus fréquentes chez les personnes ayant des rides nombreuses et profondes…

20 Minutes avec agence

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Les rides du front, futur indicateur de maladies cardiovasculaires ?
Les rides du front, futur indicateur de maladies cardiovasculaires ? — Domaine public/Pxhere

Une découverte scientifique qui risque, ironiquement, de nous faire froncer les sourcils. Des chercheurs de l’université de Toulouse ont établi une corrélation entre les rides du front et la santé cardiovasculaire des personnes, rapporte Top Santé.

Présentée au Congrès ESC 2018, qui se tenait du 25 au 29 août à Munich (Allemagne), l’étude a analysé les sillons frontaux de 3.200 adultes âgés de 32, 42, 52 et 62 ans, tous en bonne santé. Un classement a été réalisé en fonction du nombre et de la profondeur des rides : de 0 (absence de rides) à 3 (traces nombreuses et profondes).

Un risque multiplié par dix

Dans les vingt années après le début de l’étude, 233 participants sont décédés. Les chercheurs ont alors constaté que les personnes avec un score de 1 étaient cinq fois plus susceptibles de mourir d’ une maladie cardiaque – et dix fois plus pour celles ayant un score de 2 ou 3. Les résultats tenaient compte de facteurs exogènes ou aggravants comme l’âge, le sexe, le niveau d’étude, le tabagisme, la tension artérielle, le cholestérol et le diabète.

Les scientifiques ignorent encore la nature de ce lien entre rides et santé cardiaque. Les rides pourraient être un marqueur d’athérosclérose, un durcissement des artères à l’origine, de nombreuses maladies cardiovasculaires (AVC, infarctus). Les chercheurs émettent aussi l’hypothèse que les vaisseaux sanguins du front, de taille très réduite, pourraient être plus sensibles à la formation des plaques lipidiques.

Un moyen de prévention

Si les conclusions de l’étude sont confirmées par de futures recherches, l’examen des rides du front pourrait constituer un moyen facile et peu onéreux de prévenir les risques de maladie cardiaque.

Mais Yolande Esquirol, auteure principale de l’étude, reste prudente : « Si vous avez une personne présentant un risque cardiovasculaire, vous devez vérifier les facteurs classiques tels que la pression artérielle, les taux de lipides et de glucose sanguin », rappelle-t-elle. « Mais vous pourriez déjà prodiguer certaines recommandations sur les facteurs de style de vie. »

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