Toulouse : Un cas de dengue diagnostiqué à Balma, une démoustication préventive prévue

SANTE Un cas de dengue a été recensé à Balma. Les autorités sanitaires vont mener une opération préventive de démoustication dans le secteur, la cinquième en Haute-Garonne depuis mai…

Beatrice Colin

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Les moustiques tigres sont des vecteurs de la dengue.
Les moustiques tigres sont des vecteurs de la dengue. — F. Lodi / SIPA

Ce mardi, au petit matin, des équipes étaient à pied d’œuvre à Rabastens pour éliminer les larves et moustiques adultes dans un quartier de cette commune du Tarn. Elles ont pulvérisé un produit autour de la résidence d’une personne contaminée par le  chikungunya, alors qu’elle se trouvait à l’étranger.

Cette démoustication aura aussi lieu en fin de semaine à Balma, à l’est de Toulouse. Cette fois-ci, les autorités sanitaires ont été contactées par un laboratoire qui leur a signalé la suspicion d’un cas de dengue. Il s’est confirmé après analyses.

« En Haute-Garonne, c’est la cinquième opération de démoustication sur une trentaine de signalements réalisés depuis le début de la surveillance du moustique tigre, en mai. », explique le docteur Christophe Garro, responsable de la cellule de veille, d'alerte et de gestion sanitaires à l’agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie.

Le traitement est alors réalisé dans un périmètre de 150 mètres, le rayon d’action des moustiques tigres. Il n’est pas réalisé systématiquement, mais après enquête des autorités sanitaires.

Quinze démoustications préventives en Occitanie

« Lorsque nous sommes alertés, nous réalisons une évaluation du cas, pour savoir s’il est avéré et s’il est toujours en phase virémique [présence du virus dans le sang]. Parallèlement nous menons une enquête entomologique pour savoir s’il y a des moustiques tigres, vecteurs de la maladie, à proximité du lieu de résidence. Et en fonction de ces éléments, nous menons une opération », poursuit Christophe Garro, pour qui supprimer les points d’eau stagnante reste l’une des meilleures méthodes pour éviter la prolifération des insectes.

Sur la région, 140 déclarations de cas ont été faites depuis mai et 15 traitements ont été réalisés, majoritairement en Haute-Garonne, dans l’Hérault et sur le littoral. Un nombre stationnaire après un pic de cas il y a deux ans, lors de l’épidémie de Zika dans les Antilles françaises, lieu de destination de nombreux habitants de la région.

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