Risque de pénurie pour les patients soignés au valsartan, après le rappel de boîtes produites en Chine

MEDICAMENTS Des lots entiers ont été rappelés à cause de la présence d'une substance indésirable trouvée chez un fabricant chinois...

20 Minutes avec AFP

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Les pharmacies risquent de ne plus avoir assez de valsartan pour fournir les malades (image d'illustration).
Les pharmacies risquent de ne plus avoir assez de valsartan pour fournir les malades (image d'illustration). — JAUBERT/SIPA

Les patients traités par un médicament à base de valsartan pourraient avoir des problèmes pour s’approvisionner à partir de septembre. Certaines pharmacies risquent de ne plus délivrer ces médicaments. Selon l’Agence du médicament (ANSM), des alternatives existent.

A l’origine de ces ruptures de stock, des tensions d’approvisionnement venues de Chine. Certains de ces médicaments au valsartan ont été rappelés partout dans le monde, en raison de la détection d’une substance indésirable chez un fabricant chinois.

Des risques réels en cas d’arrêt brutal

En France, par précaution, les lots concernés par ce défaut de qualité ne sont plus commercialisés depuis juin, indique l’Agence du médicament. Ces médicaments sont prescrits en cas d’insuffisance cardiaque, d’hypertension artérielle et après un infarctus cardiaque récent.

L’ANSM rappelle qu’il n’existe pas de risque immédiat aigu lié à ce défaut de qualité. « En aucun cas », il ne faut arrêter son traitement sans avoir consulté un médecin. Le risque d’arrêt brutal est réel (poussées d’hypertension, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), insiste l’agence sanitaire.

1,3 million de patients concernés

Elle conseille aux patients de vérifier avec un pharmacien si leur médicament fait partie de la liste des médicaments concernés. Ce dernier pourra, si nécessaire, fournir une boîte non concernée ou un autre médicament de la même famille que celui prescrit, après en avoir informé leur médecin.

Un numéro vert, 0800 97 14 03, est ouvert depuis juillet, pour répondre aux interrogations des patients ou de leur entourage (appel gratuit du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures). Les documents d’information et la liste complète des médicaments, ceux concernés et non concernés, sont consultables en ligne sur le site de l'ANSM. Près de la moitié des patients traités en France avec cette molécule, soit environ 1,3 million, sont concernés.