États-Unis: L'appli Natural Cycles officiellement considérée comme un moyen de contraception

LÉGISLATION Natural Cycles devient la première plateforme de contraception naturelle à être officiellement autorisée aux Etats-Unis et en Europe…

20 Minutes avec agence

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Illustration de l'application de contraception naturelle Natural Cycles.
Illustration de l'application de contraception naturelle Natural Cycles. — Natural Cycles

L’administration fédérale en charge des médicaments (FDA) aux États-Unis a récemment autorisé les responsables de l’appli Natural Cycles à promouvoir leur plateforme en tant que moyen de contraception. C’est la première fois qu’un tel dispositif de santé connectée obtient ce feu vert dans le pays.

En janvier 2017, l’Union européenne avait accordé le droit de commercialiser le programme sur son territoire, rappelle Futura Sciences.

Un taux d’échec très bas

Créé par deux Suédois, Natural Cycles promet une méthode de contraception naturelle, basée sur les relevés de température corporelle de la femme. Avec d’autres facteurs, cette donnée permet de déterminer si l’utilisatrice est féconde : en période d’ovulation, la température du corps monte légèrement.

Le choix de la FDA est motivé par une étude clinique sur l’application, menée pendant huit mois auprès de 15.570 utilisatrices. Les résultats des travaux montrent que l’appli présente un taux d’échec de 1,8 %, contre 9 % pour les patches ou la pilule, 18 % pour le préservatif et 22 % pour le retrait.

10 % des Françaises favorisent les méthodes naturelles

Les applications de ce type se sont multipliées, notamment face à la méfiance grandissante envers les pilules contraceptives. L’institut national d’études démographiques (INED) indiquait en 2014 qu’une utilisatrice de pilule sur cinq avait changé de moyen de contraception après la polémique autour de certaines molécules.

À l’inverse, les méthodes naturelles séduisent de plus en plus : 10 % des Françaises en sont adeptes. Ces techniques – Natural Cycles y compris – ne sont pourtant pas infaillibles. En Suède, deux enquêtes sont en cours après l’avortement de 37 femmes qui utilisaient l’application mobile.

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