Attention à l’infection si vous mangez du poisson cru ou juste mariné

CONSOMMATION Plusieurs cas avérés ont été signalés récemment dans le Finistère...

Jérôme Gicquel

— 

Si vous voulez consommer du anchois mariné, mieux vaut congeler le poisson avant.
Si vous voulez consommer du anchois mariné, mieux vaut congeler le poisson avant. — Hirohito Nomoto/AP/SIPA
  • La consommation de poisson cru peut entraîner des troubles digestifs graves en raison d’un ver parasite.
  • Quatre cas ont été signalés dans le Finistère depuis le mois de juillet.
  • Pour éviter tout risque d’infection, il est recommandé de congeler son poisson cru avant de le consommer.

C’est l’été et beaucoup de vacanciers se délectent d’anchois marinés, de ceviches et autres poissons crus. Mais attention toutefois aux risques d’intoxication alimentaire. C’est la préfecture du Finistère qui lance un appel à la vigilance après deux cas avérés de contamination signalés récemment dans le département. Le site du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation rapporte, lui, quatre cas depuis le mois de juillet dans le Finistère.

« Le poisson sauvage est susceptible de contenir des parasites, comme le ver Anisakis, qui sont tués habituellement par la cuisson », indique la préfecture dans un communiqué. « Lorsqu’il mange du poisson à l’état cru, pas assez cuit, ou juste mariné dans des préparations à base de sel, citron, huile ou vinaigre, le consommateur peut être contaminé par ce ver, responsable de troubles digestifs graves », poursuit la préfecture du Finistère.

La congélation permet de tuer les parasites

Dans une étude publiée en mai 2017, des médecins qui avaient pris en charge un patient victime d’une infection parasitaire après un repas de sushis avaient expliqué que les symptômes se rapprochaient de ceux d’une intoxication alimentaire : fièvre, douleurs intestinales et vomissements. Une endoscopie avait révélé l’image impressionnante d’un parasite ressemblant à un ver fixé sur la paroi intestinale du patient et dont la queue rentrait dans l’estomac.

>> A lire aussi : Quand poisson cru rime avec infections parasitaires

Si les cas humains d’anisakiase restent très rares (environ 10 cas chaque année en France), ils peuvent cependant être très graves et conduire notamment à La perforation de l’estomac ou à une péritonite.

Pour éviter tout risque d’infection, le ministère de l’Agriculture rappelle que si vous mangez du poisson sauvage cru, « il faut au préalable le congeler pendant au moins sept jours », ce qui permet de tuer les larves des parasites. Autre solution : la cuisson qui peut également détruire les parasites. « Il est important de s’assurer que la chair ne soit pas rose à l’arrête », précise le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.