Alimentation: Manger trop d'algues peut être dangereux pour la santé

CONSOMMATION Les produits à base d’algues peuvent entraîner un excès d’apport en iode et de nombreux effets indésirables…

20 minutes avec Agences

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Une algue comestible, produite à Lesconil, dans le Finistère , en mai 2014
Une algue comestible, produite à Lesconil, dans le Finistère , en mai 2014 — Jean-Sébastien Evrard AFP

Les algues marines rencontrent de plus en plus de succès dans nos assiettes. Elles sont consommées fraîches, séchées ou sous forme de compléments alimentaires. Mais l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a tenu à rappeler  sur son site, mardi 7 août, que la consommation d’algues comporte aussi un risque.

Selon l’Agence, un apport excessif et régulier en iode peut entraîner des problèmes de santé, comme des dysfonctionnements de la thyroïde et certains effets indésirables pour le cœur ou les reins. Or, certaines espèces comme les algues brunes laminaires (Laminaria spp et Saccharina spp) et l’algue rouge (Gracilaria verruqueuse) ont été identifiées comme particulièrement riches en iode.

Déconseillé pour certaines personnes

Manger des algues est ainsi déconseillé aux personnes souffrant d’un dérèglement de la thyroïde, de troubles du rythme cardiaque ou d’une insuffisance rénale. Les personnes traitées avec un médicament contenant de l’iode ou du lithium doivent aussi les éviter, tout comme les femmes enceintes ou qui allaitent.

Les parents doivent rester « prudents sur la consommation de produits à base d’algues de leurs enfants, les données étant insuffisantes pour mesurer le risque encouru », précise l’Agence.

Attention aux compléments alimentaires

Les compléments alimentaires « transit » et « minceur » sont aussi concernés. L’Anses rappelle que la dose journalière maximale d’iode est de 150 microgrammes dans ces compléments.

Le marché des produits à base d’algues est en constante progression, et l’offre de plus en plus variée. Les consommateurs doivent donc rester vigilants et privilégier les denrées à faible teneur en iode, comme les produits saumurés ou stérilisés par la chaleur.

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