Drogue: Le gène Maged1 pourrait jouer un rôle majeur dans le processus d’addiction

ETUDE Des chercheurs belges ont récemment découvert le rôle important de ce gène dans la libération de la dopamine…

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une prise de cocaïne
Illustration d'une prise de cocaïne — Simon Webster / Rex Fea/REX/SIPA

Dans une étude publiée le 12 juillet dans la revue scientifique EMBO Reports, des chercheurs belges se sont penchés sur la relation entre la consommation de drogue et l’augmentation artificielle de dopamine. De manière systématique, la consommation de stupéfiant provoque une augmentation de ce neurotransmetteur responsable de la sensation de bonne humeur. Un effet que l’on observe chez l’humain mais aussi chez les animaux, indique Slate.

Un gène impliqué dans l’augmentation de dopamine ?

Dans cette étude, le chercheur Alban de Kerchove d’Exaerde et son équipe de la Faculté de Médecine de l’Université libre de Bruxelles (Belgique) ont mis en évidence le rôle majeur d’un gène spécifique, baptisé Maged1. Les chercheurs ont décidé d’inactiver ce gène et ont réalisé différents tests in vivo à l’aide de souris transgéniques.

Ils ont ainsi découvert que l’inactivation du gène Maged1 rendait les rongeurs totalement insensibles aux effets de la cocaïne. Sans Maged1, la libération de dopamine après la prise de cocaïne était fortement diminuée. Enfin, sans ce gène crucial, les souris ne présentaient aucun des comportements addictifs habituellement observés après une prise de cocaïne.

Une découverte capitale

Les scientifiques en ont conclu que le gène Maged1 contrôlait la libération de la dopamine par l’intermédiaire des neurones du cortex préfrontal, qui jouent également un rôle important dans la dépendance.

Par ces expériences, les chercheurs souhaitaient mieux comprendre les mécanismes par lesquels les drogues agissent sur le cerveau. Leur découverte ouvre la voie « à de nouveaux traitements, plus ciblés et efficaces, de la dépendance aux drogues. Comme elles invitent à d’autres études sur les mécanismes moléculaires sous-tendant les adaptations associées à l’addiction dans le cerveau », indique Slate.

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