Autisme: Deux mamans avertissent sur les dangers des thérapies alternatives

MÉDECINE Les parents en détresse sont parfois tentés de se tourner vers des méthodes alternatives pas toujours efficaces ni sans danger…

20 Minutes avec agence

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Illustration autisme
Illustration autisme — Jean-Philippe Ksiazek AFP

Olivia Cattan et Estelle Ast, toutes deux mères d’un enfant autiste, lancent l’alerte sur les traitements alternatifs proposés contre cette pathologie. Elles ont publié ce lundi une tribune dans le HuffPost pour alerter sur les fausses promesses et les risques de ces thérapies officieuses, censées atténuer certains symptômes de la maladie incurable.

« Nous voulons alerter les familles qui viennent de recevoir le diagnostic de leur enfant, et qui sont parfois tellement désespérées qu’elles sont tentées de croire en tout et en n’importe quoi », écrivent Estelle Ast et Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme Olivia Cattan.

Des pratiques encouragées

Les deux femmes aimeraient rencontrer la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour évoquer les conséquences de ces méthodes alternatives mais aussi le discours des professionnels de santé.

« Cette tribune n’est pas faite pour juger les uns ou les autres, mais pour briser l’omerta qui règne dans le milieu de l’autisme, puisque des médecins et autres responsables encouragent et organisent ces pratiques », dénonce Estelle Ast. Elle fait notamment référence au régime sans gluten, à laquelle elle a soumis son fils. « Cela lui a fait du bien, mais ne l’a pas fait ''guérir de l’autisme'' », explique-t-elle.

Attention aux médicaments

La tribune évoque aussi l’utilisation de diurétiques, antibiotiques, magnésium, probiotiques ou paracétamol à haute dose sur les jeunes patients. Sans oublier le Supplément Minéral Miracle (MMS), dont rien ne prouve l’efficacité et qui est parfois à l’origine de fièvres, nausées et diarrhées.

Les autrices de la tribune abordent également le sujet de l’huile de cannabis, que des parents se procurent en se mettant hors-la-loi afin de soulager leur enfant. D’après l’Inserm, 700.000 personnes souffrent d’autisme en France, dont 100.000 ont moins de 20 ans.

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