VIH: Aucun cas d'infection pour les personnes sous PrEP, révèle une étude

MEDICAMENT Le Truvada est un simple comprimé à prendre au choix tous les jours ou en prévision d’une activité sexuelle...

20 Minutes avec AFP

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Des comprimés de PrEp (image d'illustration).
Des comprimés de PrEp (image d'illustration). — JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

C’est une nouvelle avancée pour enrayer la propagation du virus du Sida. Testé pendant un an en région parisienne, le traitement préventif anti-VIH, appelé PrEP, a eu une efficacité totale, avec zéro infection.

« Un comprimé par jour vous protège du VIH », expliquent les dernières campagnes d’affichage pour la PrEP. La prophylaxie pré-exposition, qui consiste à prendre le médicament Truvada (laboratoire Gilead) ou ses génériques, est destinée à des personnes risquant d’attraper le virus. D’excellents résultats ont été dévoilés ce mardi par l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), après une étude sur 1.435 volontaires.

Aucun cas d’infection

« À ce jour, il n’a été observé aucun cas d’infection par le VIH », ont écrit ces institutions dans un communiqué, au moment de présenter ces résultats préliminaires devant la Conférence internationale sur le sida d’Amsterdam. Autre résultat encourageant : « il n’y a eu, à ce jour, aucun arrêt de l’étude pour des raisons liées à des effets indésirables du traitement ». Cette étude vient confirmer que le médicament est très bien toléré.

Le Truvada est un simple comprimé à prendre au choix tous les jours (ce que font 44 % des volontaires de cette étude) ou en prévision d’une activité sexuelle (53 % des volontaires). Cette utilisation préventive n’est pas sa première indication : initialement, ce médicament combinant deux antirétroviraux était destiné aux séropositifs.

Recruter de nouveaux volontaires

Il a bénéficié en France d’une recommandation temporaire d’utilisation pour son usage préventif en 2016, puis d’une autorisation de mise sur le marché en 2017. Le groupe des volontaires est composé « pour le moment essentiellement d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes », ont souligné l’ANRS et l’AP-HP.

Les chercheurs souhaiteraient « recruter également des volontaires issus d’autres populations comme les personnes transgenres et les hommes et femmes hétérosexuels à haut risque d’infection par le VIH », a expliqué l’un d’eux, Jean-Michel Molina (hôpital Saint-Louis de Paris).

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