Asthme: Une maladie plus fréquente quand on travaille dans une voiture

ETUDE Selon les résultats d’une étude, les professions de chauffeurs de taxi, moniteurs d’auto-école ou ambulanciers sont associées à une plus forte fréquence de l’asthme…

20 Minutes avec agences

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Asthme illustration
Asthme illustration — JAUBERT/SIPA

Une étude publiée ce mardi par Santé publique indique que travailler dans une voiture est associé à une plus forte fréquence de l’asthme. Ainsi, les chauffeurs de taxi, les moniteurs d’auto-école ou les ambulanciers sont plus exposés à un risque d’asthme professionnel.

Cependant, une question n’est pas tranchée : exercer ces métiers favorise-t-il l’asthme, ou exerce-t-on ces métiers plus volontiers si on est asthmatique ?

Boulangers et coiffeurs aussi concernés

Chez les artisans et commerçants, moins souvent étudiés que les salariés, les remboursements des traitements contre l’asthme montrent que cette maladie respiratoire est plus fréquente « dans des secteurs où cela était déjà connu ». Par exemple, les boulangers qui respirent de la farine ou les coiffeurs, qui sont exposés aux persulfates alcalins, des irritants respiratoires présents dans les produits pour décoloration ou permanente, sont sujets à l’asthme.

Mais « l’étude a observé également des risques d’asthme actuel plus élevés dans les secteurs non connus à risque, comme ceux de l’auto-école, des ambulanciers, des commerçants sur les marchés et le secteur des manèges forains et parcs d’attractions », expliquent les auteurs.

Améliorer la prévention

Comment peut-on expliquer cela ? « Deux hypothèses peuvent être avancées. La première correspond à des effets de sélection avec des patients asthmatiques changeant d’emploi » au détriment de professions où ils craignent l’essoufflement ou d’être exposés « à des poussières, gaz et/ou fumées ». « La deuxième hypothèse est l’existence d’un risque d’asthme propre à ces secteurs qui pourrait être en lien avec une exposition professionnelle ou environnementale, à des substances irritantes telles que les gaz d’échappement ».

Selon les auteurs de l’étude, il faudrait « une meilleure caractérisation des expositions professionnelles et environnementales » pour améliorer la prévention. Et pour cause, Santé publique estime à 15 % les asthmes qui sont dus à des risques professionnels.

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