L’Anses révèle la présence de substances chimiques dans les protections intimes

ETUDE L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a publié les résultats de son expertise sur la sécurité des produits d’hygiène féminins…

M.F.

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Pour ses règles, une femme utilisera entre 12.000 et 15.000 tampons et autres serviettes hygiéniques dans sa vie.
Pour ses règles, une femme utilisera entre 12.000 et 15.000 tampons et autres serviettes hygiéniques dans sa vie. — L.VENANCE / AFP

Le vrai risque c’est ne mal les utiliser. Saisie par les ministères en charge de la Santé et de l’Économie, l’Anses a publié ce jeudi son évaluation des risques sanitaires relative à la sécurité des protections intimes. Résultats : des substances chimiques ont été identifiées dans ces produits en très faible concentration et sans dépassement des seuils sanitaires. Un constat qui signifie qu’il n’y aurait pas de risque sanitaire lié à ces substances.

Par ailleurs, la majorité de ces substances proviendraient de la contamination des matières premières ou des procédés de fabrication. « Par exemple le coton qui a pu être traité et puis, il y a d’autres substances qui se forment dans le processus de fabrication de ces protections intimes. Des procédés de blanchiment qui peuvent parfois utiliser des agents chlorés », a expliqué à Franceinfo Gérard Lafargue, qui a piloté l’étude. Le professeur précise que l’on peut ainsi retrouver « des  pesticides tel que le glyphosate ou encore des pesticides interdits aujourd’hui dans l’Union européenne comme le lindane ».

Un point sur le syndrome de choc toxique menstruel

Si le risque sanitaire lié à ces substances n’a pas été établi, l’Agence recommande néanmoins aux fabricants d’améliorer la qualité de ces produits afin d’éliminer ou de réduire au maximum la présence des substances chimiques. Dans leur viseur, celles présentant des effets « cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques », perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés.

L’étude de l’Anses portait également sur le risque du syndrome de choc toxique menstruel. Les travaux ont montré que le risque de le développer est lié à la mauvaise utilisation des protections intimes, notamment un port trop long des tampons et des coupes menstruelles. L’agence rappelle donc aux utilisatrices l’importance de respecter les règles d’hygiène préconisées.

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