Gironde: Un cas importé de dengue détecté sur la presqu'île d'Ambès

SANTE Après la détection d’un cas de dengue sur la presqu’île d’Ambès, le maire, qui avait réclamé des traitements pour lutter contre la prolifération des moustiques, ne décolère pas…

E.P.

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Le moustique aedes aegypti est le principal vecteur du virus de la dengue
Le moustique aedes aegypti est le principal vecteur du virus de la dengue — AP/SIPA
  • Un cas de dengue a été détecté sur la presqu’île d’Ambès en Gironde.
  • Une opération de démoustication a été menée ce mardi matin puisque le virus est transmis à l’homme par le moustique-tigre.
  • Il s’agirait d’un cas importé du Bénin.
  • Le maire d’Ambès avait réclamé une démoustication préventive au printemps.

Ce mardi matin, entre 4 h et 6 h, les équipes de l’établissement interdépartemental pour la démoustication du littoral Atlantique (EID) ont procédé à un traitement aérien sur une partie du quartier Beauregard d’Ambès, en Gironde, sur lequel un cas de dengue a été détecté. Il vise à limiter la prolifération du moustique-tigre, qui peut transmettre ce virus à l’homme.

La personne touchée par cette maladie virale appelée « grippe tropicale » serait hospitalisée. Il s’agirait d’un cas importé de dengue, c’est-à-dire que la personne a été piquée en dehors de la France métropolitaine, en l’occurrence au Bénin, selon les informations de France 3 Nouvelle Aquitaine.

Le maire réclamait un épandage préventif

« Malgré toutes les alertes, ce que nous redoutions vient d’arriver pour la première fois sur notre presqu’île. Le premier cas de dengue en Gironde a été détecté dans notre ville à Ambès, a réagi Kévin Subrenat, le maire d’Ambès, sur sa page Facebook. Depuis plusieurs mois, malgré une opposition insouciante et moqueuse à ce projet, je réitère ma demande d’un épandage anti-larvaire biologique sur la presqu’île. Au travers d’une pétition, le maire d’Ambarès-et-Lagrave et plus de 3.000 personnes ont demandé également cet épandage. »

A la fin du mois d’avril, le maire d'Ambès s'était fait l'écho de l'exaspération de ses administrés, harcelés par les moustiques et avait lancé une pétition pour demander des traitements. « Je me demande pourquoi le département de la Gironde, la préfecture, l’ARS et la DDTM optent pour un traitement curatif et hautement toxique en pleine zone urbaine plutôt qu’un traitement préventif biologique dans les marais, ce qui aurait permis d’abaisser la densité vectorielle et ainsi limiter la propagation potentielle de maladies. Est-ce que cela suffira pour que nos grandes instances ouvrent enfin les yeux et prennent en compte l’avis des élus locaux ? », lance-t-il dans son communiqué.