Des élus et des médecins demandent la légalisation du cannabis à usage médical

CANNABIS Ces élus et médecins font valoir « l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques »...

A.B. avec AFP

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Ces élus et médecins font valoir « l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques ».
Ces élus et médecins font valoir « l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques ». — Jay Janner/AP/SIPA

Plusieurs élus PS, LREM, EELV et médecins demandent la légalisation en France du cannabis à « usage thérapeutique », qui pourrait selon eux apaiser les souffrances de 300.000 patients, dans une tribune publiée dimanche par Le Parisien.

Produire du cannabis thérapeutique en France « n’est plus une option mais une nécessité »

« Produire du cannabis​ pour un usage thérapeutique en France n’est plus une option mais une nécessité », estiment ces médecins et ces élus, parmi lesquels figurent le sénateur PS Rachid Témal, le maire PS de Strasbourg Roland Ries, les députés LREM Sonia Krimi, Jean-Baptiste Moreau, et Florent Boudié, le maire EELV de Grenoble Eric Piolle et le maire EELV du IIe arrondissement de Paris, Jacques Boutault.

« Pourquoi maintenir le sceau de l’interdit et l’arsenal législatif et réglementaire qui l’accompagne à l’égard de plus de 300.000 patients qui pourraient apaiser leur souffrance autrement ? », demandent-ils, en rappelant que 33 pays ont légalisé partiellement ou totalement le cannabis à usage médical.

« L’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique »

Ces élus et médecins font valoir « l’efficacité du produit dans la gestion de la douleur chronique, les troubles physiques provoqués par les chimiothérapies et les spasmes musculaires liés à la sclérose en plaques » et soulignent que son « mode d’action et (son) mode d’administration tel que la vaporisation n’entraînent quasiment aucun effet secondaire ».

Ils y voient aussi l’émergence possible « d’une filière économique prometteuse » avec la « création d’emplois directs et induits ».

La ministre de la Santé Agnès Buzyn est opposée à la légalisation de l’usage du cannabis. « Une cigarette de cannabis a exactement la même toxicité qu’une cigarette de tabac en termes de pathologies pulmonaires » et de risques de cancer, a-t-elle dit à LCI le 4 juillet, évoquant aussi des « troubles cognitifs » qui provoquent chez les jeunes des difficultés d’apprentissage.

Mais, avait-elle précisé à RTL le 17 juin, « on peut avoir une exception thérapeutique quand il s’agit de soulager des gens pour lesquels nous n’avons pas de médicaments ».

Côté opinion, selon une enquête Ifop pour Echo Citoyen et Terra Nova, publiée le 11 juin dernier, les Français sont de plus en plus favorables à une autorisation « maîtrisée » du cannabis et plébiscitent le cannabis thérapeutique.