VIDEO. Allergies: Il faut laver ses vêtements neufs avant de les porter

FRINGUES Une étude de l’Anses pointe les nombreux allergènes présents dans les vêtements et fait des recommandations…

20 Minutes avec AFP

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Certains produits présents sur les textiles sont toxiques.
Certains produits présents sur les textiles sont toxiques. — AFP

Il faut laver avant de le porter pour la première fois tout vêtement susceptible d’être en contact avec la peau, souligne un avis de l’agence sanitaire Anses sur les risques d’allergies et d’irritations cutanées dues au textile.

Un passage en machine permet de réduire l’exposition à des substances chimiques comme les nonylphénols, « qui sont à la fois des substances irritantes cutanées, toxiques pour la reproduction et des perturbateurs endocriniens », dit Christophe Rousselle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Celle-ci publie ce mercredi un rapport d’expertise assorti d’une série de recommandations pour « mieux protéger les consommateurs du risque d’allergies et d’irritations cutanées », régulièrement rapportées aux autorités sanitaires. S’il apparaît une réaction d’irritation ou d’allergie après l’achat de chaussures ou de vêtements, il faut penser à consulter un médecin ou un dermato-allergologue pour identifier l’éventuelle substance responsable, ajoute le chef du pôle dangers des substances à l’Anses.

Une étude « pionnière »

L’Agence poursuit une étude jusqu’en octobre avec des médecins (dermato-allergologues, toxicologues) et des patients, destinée à l’identification des substances irritantes en cause. La première phase de cette étude « pionnière » s’est déroulée entre janvier et septembre 2017 auprès d’une trentaine de patients adultes.

Des analyses sur une quarantaine d’articles neufs ont permis d’affiner les familles de substances chimiques à rechercher et de confirmer, entre autres, la présence de nonylphénols ou encore de formaldéhyde. Elles ont également permis d’identifier des substances qui ne sont pas systématiquement recherchées en routine, alors qu’elles peuvent entraîner des dermatites de contact, comme la PPD (paraphénylène diamine).

Des recommandations techniques

L’Anses recommande notamment aux autorités d’abaisser le maximum réglementaire du chrome 6 dans les articles en cuir. Elle a en effet observé des réactions allergiques en dessous du « seuil réglementaire ». Il s’agirait aussi de fixer un maximum pour le nickel dans les textiles, alors qu’il n’en existe pas.

Par ailleurs, elle recommande aux responsables de la commercialisation de chaussures et d’habillement de « s’assurer auprès de leurs fournisseurs de l’absence de substances CMR [cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction] ou sensibilisantes ou irritantes cutanées dans les articles ».

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