VIDEO. Royaume-Uni: «J'ai mes règles», lance une députée pour dénoncer la précarité menstruelle des femmes

PROTECTIONS PERIODIQUES Au Royaume-uni, une institution de santé a réclamé que l'État fournisse gratuitement des tampons à celles qui en ont besoin, en particulier les patientes hospitalisées...

L.Br. avec AFP

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Capture d'écran d'une séance à la chambre des Communes, à Londres (2018).
Capture d'écran d'une séance à la chambre des Communes, à Londres (2018). — HO / AFP / PRU

Le sujet des règles est rarement abordé au Parlement britannique. Une députée a trouvé un moyen original d’attirer l’attention des députés présents ce jeudi sur le coût des protections hygiéniques pour les femmes les plus précaires.

« Je voudrais évoquer avec vous et à la Chambre des communes (…) le fait qu’aujourd’hui j'ai mes règles, et ça m’a déjà coûté cette semaine 25 livres » (28 euros), a déclaré la députée travailliste Danielle Rowley. « Nous savons que le coût annuel moyen des protections périodiques au Royaume-Uni est de 500 livres (565 euros), beaucoup de femmes ne peuvent pas se le permettre », a-t-elle poursuivi.

« Que fait la secrétaire d’État pour s’attaquer à cette question ? » La secrétaire d’État chargée des Femmes et de l’Égalité, Victoria Atkins, a répondu que le gouvernement conservateur de Theresa May était déterminé à « supprimer la TVA sur les protections hygiéniques quand nous quitterons l’Union européenne, ce qui aidera [à réduire] les coûts des protections hygiéniques ».

Tampons et serviettes gratuits pour les adolescentes

Victoria Atkins a ajouté que le Royaume-Uni « regardait avec intérêt » l’initiative du gouvernement écossais qui s’est engagé à fournir gratuitement tampons et serviettes hygiéniques dans les collèges, lycées et universités à partir du mois d’août.

La question de « la précarité menstruelle » grandit au Royaume-Uni, et la British Medical Association (BMA) a réclamé mardi que l’État fournisse gratuitement des tampons à celles qui en ont besoin, en particulier les patientes hospitalisées.

« Il est inacceptable qu’il y ait encore des personnes qui ne puissent y avoir accès, généralement celles qui sont vulnérables ou à faible revenu », a expliqué Mita Dhulipala, coprésidente du comité des étudiants en médecine de la BMA, dans un communiqué. « Beaucoup ont recours à du papier toilette, des morceaux de tissu ou parfois rien du tout. On peut mettre fin à la précarité menstruelle en s’assurant que ces produits soient disponibles pour celles qui ne peuvent pas se les permettre ».

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