Hôpitaux: Les cliniques privées se portent bien, les établissements publics toujours très endettés

ÉCONOMIE Les structures privées ne sont endettées qu'à 35,4 % de leurs ressources, le taux le plus bas depuis dix ans...

20 minutes avec agence

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Les cliniques privées affichent une bonne santé économique, contrairement aux hôpitaux publics. (illustration)
Les cliniques privées affichent une bonne santé économique, contrairement aux hôpitaux publics. (illustration) — Fred.Scheiber

En 2016, la situation économique des cliniques privées françaises était plus enviable que celle des hôpitaux publics, et ce particulièrement concernant le taux d’endettement. C’est le résultat du rapport 2018 « Les établissements de santé », publié ce mardi par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

Les centres privés sont endettés à hauteur de 35,4 % de leurs ressources stables, soit le chiffre le plus bas depuis dix ans, contre 51,5 % côté hôpitaux publics – un taux en hausse. Le déficit global y a en revanche diminué pour atteindre 190 millions d’euros, relaye France Info.

Rentabilité en hausse pour les cliniques

Question profitabilité, les indicateurs sont dans le vert pour les cliniques. La rentabilité se hisse à son niveau le plus haut depuis 2006, à 3,6 % du chiffre d’affaires. Pour les spécialistes de la DREES, c’est le résultat du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) instauré par le gouvernement Hollande, auquel les structures privées sont nombreuses à avoir eu recours.

Autre facteur important de rendement : les opérations pratiquées. Les urgences, les soins psychiatriques ou de longue durée mais aussi les interventions chirurgicales complexes ont essentiellement lieu au sein des hôpitaux publics. Les cliniques accueillent davantage d’opérations ambulatoires, constate le rapport, qui a analysé l’activité des plus de 3.000 structures hospitalières que comptait la France en 2016.

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