Mort de Naomi Musenga: Selon la ministre de la Santé, pas d'autre sanction au Samu de Strasbourg

JUSTICE Le chef du Samu de Strasbourg a demissionné et une procédure disciplinaire a été ouverte à l’encontre de l’assistante...

B.P. avec AFP

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A Strasbourg, un plan d'action est annoncé pour améliorer la qualité de la régulation du Samu. Illustratio
A Strasbourg, un plan d'action est annoncé pour améliorer la qualité de la régulation du Samu. Illustratio — Elisa Frisullo / 20 Minutes

L’Inspection générale des affaires sociales a rendu son rapport six mois après la mort de Naomi Musenga, raillée plusieurs heures plus tôt au téléphone par une opératrice du Samu. L’hôpital de Strasbourg n’a pas tardé à réagir, en annonçant avoir accepté la démission du chef de service et une procédure disciplinaire à l’encontre de l’assistante.

 

Interrogée sur Cnews à propos d’éventuelles autres sanctions, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn a répondu ce jeudi matin qu’il n’y aurait pas d’autres sanctions : « Pour l’instant, sur Strasbourg, les sanctions ont été prises. » Avant de poursuivre : « Je ne peux pas dire si on aurait pu la sauver ou pas. (…) Le rapport ne le dit pas ».

Une « feuille de route » par ailleurs attendue le 1er juillet

Par ailleurs, la ministre a rappelé sur le plateau qu’elle a demandé aux urgentistes une « feuille de route » pour le 1er juillet afin d'améliorer les service d'urgences et notamment les procédures internes avec la mise en place d' une « démarche qualité ». A Strasbourg, l’hôpital a aussi évoqué un plan d’action pour optimiser la qualité de la régulation.

Dans les conclusions des inspecteurs publiées mercredi, « la procédure générale de régulation » n’était « pas conforme aux recommandations de bonnes pratiques » et « source de risque pour les patients ». La jeune femme de 22 ans avait été renvoyée vers SOS Médecins, lors de son appel au Samu le 29 décembre en fin de matinée.

 

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