Mort de Naomi Musenga: Démission du chef du Samu de Strasbourg et procédure disciplinaire ouverte

JUSTICE Les conclusions du rapport d’enquête de l’inspection générale des affaires sociales sur les circonstances du décès de Naomi Musenga en décembre à Strasbourg viennent d’être communiquées…

B.P. avec AFP

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Lors de la marche blanche pour Naomi Musenga à Strasbourg. Illustratio
Lors de la marche blanche pour Naomi Musenga à Strasbourg. Illustratio — G. Varela / 20 Minutes
  • Les hôpitaux universitaires de Strasbourg ont réagi ce mercredi soir après réception des conclusions de l’Inspection générale des affaires sociales.
  • La direction générale fait notamment savoir qu’elle a accepté la démission du responsable de service et avoir engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de l’assistante de régulation médicale qui a réceptionné l’appel.
  • Enfin, l’hôpital s’engage par ailleurs à mettre en œuvre « sans délai » toutes les recommandations formulées par les inspecteurs.

Les conclusions du rapport d’enquête étaient attendues. Plus de six mois après la mort de Naomi Musenga et quelques semaines après les révélations médiatiques, les hôpitaux universitaires de Strasbourg (Hus) ont réagi ce mercredi soir après réception des conclusions de l’Inspection générale des affaires sociales.

Dans un communiqué, la direction générale fait notamment savoir qu’elle a accepté la démission du responsable de service du Samu de Strasbourg. Elle ajoute avoir engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de l’assistante de régulation médicale qui a réceptionné l’appel. Cette dernière  est suspendue depuis le 9 mai​.

Enfin, l’hôpital s’engage par ailleurs à mettre en œuvre « sans délai » toutes les recommandations formulées par les inspecteurs. Il annonce également l’élaboration d’un plan d’action visant à optimiser la qualité de la régulation en incluant une analyse organisationnelle, notamment.

« Pas conforme aux recommandations de bonnes pratiques »

Plus tôt, l’AFP a dévoilé les conclusions du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales publié ce mercredi. Selon ce dernier, le 29 décembre en fin de matinée, « la procédure générale de régulation » n’était « pas conforme aux recommandations de bonnes pratiques » et « source de risque pour les patients ».

Autre conclusion de cette étude de la chaîne d’alerte : les réponses « non adaptées de l’assistante de régulation médicale », qui n’avait pas pris l’appel de la jeune femme au sérieux, sont aussi mises en cause par les inspecteurs, car elles ont « conduit à un retard global de prise en charge de près de 2h20 ».

Ainsi, « le non-respect de la procédure interne de régulation » par l’opératrice, « à deux reprises, a conduit à un retard de prise en charge adaptée de 2h19 » mais « seule une expertise clinique permettrait de mesurer la perte de chance » de survie « afférente à ce délai », indiquent-ils.